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from Journal d'un libre-penseur chrétien

RĂ©flexions personnelles aprĂšs ma lecture de l’ouvrage

L’évangile de Thomas est un des nombreux manuscrits trouvĂ©s dans les grottes autour de la mer morte et fait donc partie de la collection de Nag Hammadi.

Il fut dĂ©couvert en 1945. C’est un texte assez particulier puisqu’il ne contient que 114 logias, des paroles nues attribuĂ©es Ă  JĂ©sus lui-mĂȘme.

Jean-Yves Leloup est un auteur connus de ceux que les sujets spirituels intéressent car il a publié de nombreux ouvrages et commentaires sur les textes bibliques (canoniques ou apocryphes) apportant, à mon sens, un éclairage propice à la réflexion.

Cet Ă©vangile a suscitĂ© pas mal de dĂ©bats au point qu’il fut envisagĂ© de l’inclure dans le canon mais comme on peut s’en douter, trĂšs vite, les gloses et les polĂ©miques l’ont renvoyĂ© sous le sable! Mais faut-il l’oublier pour autant?

Ce texte Ă©tait connu au dĂ©but du Christianisme mais son cĂŽtĂ© trop gnostique l’aurait rendu infrĂ©quentable pour l’église qui, pour asseoir son pouvoir, Ă©cartait tout ce qui irait Ă  l’encontre d’une foi dogmatique uniformisĂ©e (c’est tout le contraire de l’approche protestante). N’oublions pas non plus les siĂšcles de discussions, excommunications mutuelles sur ce que les chrĂ©tiens devaient croire ou pas! Ce n’est qu’au IVe siĂšcle que le premier Credo fut entĂ©rinĂ©e (Symbole de NicĂ©e) rĂ©sumant les fondements de la foi chrĂ©tienne. Il faut aussi remettre ce Credo dans son contexte politique pour comprendre pourquoi il Ă©tait aussi important en ces temps troublĂ©s dans l’Empire romain.

Le Christianisme des dĂ©buts Ă©taient multiple et divers et bien Ă©videmment, influencĂ© par les courants philosophiques et mystiques qui traversaient le siĂšcle. Il ne peut en ĂȘtre autrement, la sociĂ©tĂ© du Moyen-Orient ne vivait pas en vase clos, ni coupĂ©e du reste du monde de l’époque


Il n’en reste pas moins, que cet Ă©vangile de Thomas, pourrait ĂȘtre une collection de paroles de JĂ©sus et pourrait, originellement, ĂȘtre antĂ©rieur Ă  la rĂ©daction des premiers Ă©vangiles canoniques. Un document potentiellement historique, une source pour la rĂ©daction des Ă©vangiles synoptiques (Luc, Matthieu et Marc) car la plupart des paroles reprises dans ce texte se retrouvent dans les autres Ă©vangiles. Le conditionnel est de rigueur et le restera sans doute encore longtemps car un Ă©pais mystĂšre entoure ces Ă©vĂ©nements qui ont changĂ© la face du monde au Ier siĂšcle de notre Ăšre et peut-ĂȘtre ne saurons-nous jamais ce qu’il en a rĂ©ellement Ă©tĂ© mais ces manuscrits de la mer Morte nous apportent un nouvel Ă©clairage depuis prĂšs d’un siĂšcle dĂ©jĂ  et ainsi l’évangile de Thomas.

Il n’apporte pas beaucoup de neuf donc par rapport aux Ă©vangiles canoniques mais donne peut-ĂȘtre une nouvelle comprĂ©hension de ceux-ci.

Il est toujours étudié tant par des historiens, des scientifiques que des religieux (de toute tendance).

Il offre aussi, dans une certaine mesure, de nouveaux Ă©clairages sur la sociĂ©tĂ© du Ier siĂšcle en JudĂ©e et sur l’influence des autres religions et philosophies.

Au fil des pĂ©rĂ©grinations sur Internet et en recherchant des informations complĂ©mentaires sur ma lecture de l’ouvrage de Jean-Yves Leloup, j’ai trouvĂ© cet Ă©change sur le site Jechercherdieu.ch et je trouve la rĂ©ponse du pasteur trĂšs intĂ©ressante et plus particuliĂšrement sa seconde rĂ©ponse concernant la foi.

Pour les protestants, plus que pour d’autres chrĂ©tiens peut-ĂȘtre, la recherche personnelle est trĂšs importante voire essentielle. Pour ce pasteur, la foi n’est pas quelque chose qui tombe du ciel, mais qui vient par la recherche personnelle du divin. Il Ă©crit “Votre volontĂ© de rĂ©flĂ©chir librement, de comprendre, de discuter est un atout dans votre lecture des Ă©vangiles” et je ne peux acquiescer et ça correspond bien Ă  ma dĂ©marche. D’ailleurs, toujours selon ce pasteur, et de ma lecture des Ă©vangiles canoniques, je ne peux qu’abonder dans son sens, JĂ©sus, lui-mĂȘme, nous invite Ă  rĂ©flĂ©chir par nous-mĂȘme, que ce soit par les paraboles ou sur le fait qu’il ne rĂ©ponde pas lui-mĂȘme Ă  toutes les questions qu’on lui pose et renvoie souvent l’auteur de la question Ă  lui-mĂȘme surtout quand certains tentent de le piĂ©ger pour lui faire avouer ce qu’il n’est pas!

Les commentaires de Jean-Yves Leloup aident rĂ©ellement Ă  comprendre certaines paroles qui sont parfois un peu compliquĂ©es Ă  comprendre et invitent eux-mĂȘmes Ă  la rĂ©flexion.

Et comme il est Ă©crit en quatriĂšme de couverture : “[Cette nouvelle traduction] est dĂ©diĂ©e Ă  [toutes celles et] tous ceux pour qui Evangile signifie Amour et Connaissance, invitation Ă  la LibertĂ©â€. Une parole bien dans l’esprit du protestantisme libĂ©ral.

Pour qui souhaite, l’église protestante de l’Etoile Ă  Paris propose sur son excellent site, une sĂ©rie de commentaires sur chaque logion pour encore approfondir notre recherche.

Et la page wikipédia sur cet évangile : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vangileselonThomas

#blog #religion #ProtestantismeLibéral #Lectures #Spiritualité

 
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from Journal d'un libre-penseur chrétien

Introduction

Le texte de l’évangile proposĂ© par Pain Quotidien illustre Ă  merveille une des diffĂ©rences capitales entre les catholiques et les protestants (quelque soit la tendance mais particuliĂšrement pour les libĂ©raux) sur les thĂšmes du pardon et de la grĂące accordĂ©s par DIeu.

Le texte

« En effet, le royaume des cieux ressemble Ă  un propriĂ©taire qui sortit dĂšs le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux pour un salaire d’une piĂšce d’argent par jour et les envoya dans sa vigne. Il sortit vers neuf heures du matin et en vit d’autres qui Ă©taient sur la place, sans travail. Il leur dit : ‘Allez aussi Ă  ma vigne et je vous donnerai ce qui sera juste. Et ils y allĂšrent. Il sortit de nouveau vers midi et vers trois heures de l’aprĂšs-midi et il fit de mĂȘme. Il sortit enfin vers cinq heures de l’aprĂšs-midi et en trouva d’autres qui Ă©taient lĂ , [sans travail]. Il leur dit : ‘Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journĂ©e sans travailler ? Ils lui rĂ©pondirent : ‘C’est que personne ne nous a embauchĂ©s. Allez aussi Ă  ma vigne, leur dit-il, [et vous recevrez ce qui sera juste]. Le soir venu, le maĂźtre de la vigne dit Ă  son intendant : ‘Appelle les ouvriers et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers. Ceux de cinq heures de l’aprĂšs-midi vinrent et reçurent chacun une piĂšce d’argent. Quand les premiers vinrent Ă  leur tour, ils pensĂšrent recevoir davantage, mais ils reçurent aussi chacun une piĂšce d’argent. En la recevant, ils murmurĂšrent contre le propriĂ©taire en disant : Ces derniers arrivĂ©s n’ont travaillĂ© qu’une heure et tu les as traitĂ©s comme nous, qui avons supportĂ© la fatigue du jour et de la chaleur ! Il rĂ©pondit Ă  l’un d’eux : Mon ami, je ne te fais pas de tort. N’as-tu pas Ă©tĂ© d’accord avec moi pour un salaire d’une piĂšce d’argent ? Prends ce qui te revient et va-t’en. Je veux donner Ă  ce dernier arrivĂ© autant qu’à toi. Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de mes biens ? Ou vois-tu d’un mauvais Ɠil que je sois bon ? Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers. [Beaucoup sont invitĂ©s mais peu sont choisis.] »

Matthieu 20 (Segond 21) https://app.bible.ch/D8Lw

A travail pas égal, salaire égal?

“Pardon, ai-je bien lu? Ceux qui n’ont travaillĂ© qu’une heure gagnent autant que ceux qui ont travaillĂ© toute la journĂ©e? Quel scandale!” C’est la premiĂšre rĂ©action que l’on a, sans doute, face au texte si on le lit comme Ă©tant une relation d’évĂ©nements qui se sont rĂ©ellement produits car Ă©videmment, on a omis de lire qu’il s’agissait d’une parabole et que l’on parle du Royaume de Dieu et non de (conditions de) travail et d’argent!

Pour les protestants, cette parabole est Ă©videmment une confirmation que le pardon de Dieu et le paradis ne s’achĂštent pas mais sont un cadeau qu’il nous fait et que c’est lui qui dĂ©cide de donner ou pas!

Et c’est lĂ  une diffĂ©rence primordiale avec les catholiques romains! Pour eux, enfin pour l’institution qui n’est jamais Ă  court d’idĂ©es pour asservir ses fidĂšles, plus on fera d’oeuvres, plus on donnera (Ă  l’église), plus grande sera notre rĂ©compense de la part de Dieu et plus grandes seront nos chances d’entrer au paradis. Ce discours est moins prĂ©sent aujourd’hui, certes, mais je l’entends encore trĂšs souvent et c’est une des raisons de la rĂ©forme de Luther, qui luttait en fait contre les indulgences, une sorte d’achat du paradis par l’argent
 Cette idĂ©e a perdurĂ© longtemps et tant que l’église avait la main mise sur la population.

Mais quelle erreur tragique pour des gĂ©nĂ©rations de catholiques qui ont Ă©tĂ© dĂ©voyĂ© par l’institution qui Ă©tait sensĂ©e leur assurer la rĂ©demption! Une vraie trahison pourrait-on dire du message de l’évangile car ne nous y trompons, l’institution romaine savait parfaitement ce qu’elle faisait, elle ne poursuivait d’autre but que d’accumuler des richesses pour s’offrir un train de vie honteux Ă  des annĂ©es lumiĂšres du message Ă©vangĂ©lique! En maintenant ses fidĂšles dans une certaine ignorance ou leur racontant ce qu’elle voulait bien, tout en leur interdisant la lecture de la bible (qui n’était pas traduite en langues vernaculaires jusqu’au XVIe siĂšcle), elle a trompĂ© des millions et des millions de fidĂšles Ă  travers les siĂšcles. La rĂ©forme est venu changer les choses mais ça n’a pas empĂȘcher l’église de Rome de continuer, prĂ©fĂ©rant jeter l’opprobre sur les protestants plutĂŽt que de faire son mea culpa! La dominations des peuples par la religion est la pire chose qui soit et est totalement contraire Ă  l’esprit de l’évangile.

De nos jours, les catholiques, pourraient, comme les protestants lire par eux-mĂȘme l’écriture et en tirer les enseignements, juste en lisant le texte tel qu’il est et non tel qu’il est interprĂ©tĂ©! Mais des siĂšcles de domination et des dogmes fallacieux comme l’infaillibilitĂ© du pape ou encore cette institution honteuse au sein du Vatican qu’est le DicastĂšre pour la Doctrine de la foi qui prĂ©tend dĂ©tenir la seule vĂ©ritĂ©, sont autant de freins Ă  l’émancipation des catholiques. Sans doute qu’une certaine paresse intellectuelle joue aussi un rĂŽle dans l’immobilisme au sein de l’église catholique de Rome
 Combien de fois ai-je entendu des catholiques me dire qu’ils ne voulaient pas se poser de questions et prenaient donc pour argent comptant ce que les prĂȘtres ou l’institution leur disait
 DrĂŽle d’usage de la libertĂ© que Dieu leur a donnĂ© comme aux autres!

Toujours est-il et pour revenir Ă  notre texte : le message est parfaitement clair ici : si Dieu a dĂ©cidĂ© d’ĂȘtre bon et donner librement ses bienfaits autant Ă  celui qui fait peu qu’à celui qui fait beaucoup, en quoi cela nous regarde-t-il? Et la derniĂšre phrase est limpide : beaucoup d’appelĂ©s, peu d’élus et ce n’est pas en dĂ©multipliant les bonnes oeuvres que l’on impressionne Dieu, c’est en Ă©tant humble de cƓur et en Ă©tant Ă  sa recherche honnĂȘtement mĂȘme si l’on doute souvent.

Ce n’est pas le seul exemple qui dĂ©nonce la foi dĂ©monstratrice liĂ©e Ă  l’argent. L’épisode relatĂ© dans l’évangile de Luc a propos de la veuve qui met de l’essentiel de ce qu’elle possĂšde dans le tronc en comparaison avec ceux qui mettent de leur superflu, faisant dire Ă  JĂ©sus qu’elle a donnĂ© bien plus qu’eux en est un autre exemple


Conclusion

Evidemment, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, le commandement suprĂȘme du Christianisme est “Aimer son prochain comme le Christ nous a aimĂ©â€ et donc faire le bien est une bonne chose mais qu’on ne se trompe pas, le faire avec ostentation ou Ă  dessein, ne sert Ă  rien!

Et si le message n’est pas encore assez clair, on pourra relire la parabole du fils prodigue chez Luc (15:11-32) et se rappeler que la logique divine n’est pas la logique humaine. Faisons de notre mieux, c’est tout ce qui compte!

#blog #spiritualité #religion #réflexions

 
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from On track

Ce samedi 19 septembre 2026, pour la vingtiĂšme fois, les Chemins de Fer Luxembourgeois (CFL) ouvraient les portes de leur Atelier Central. L’accĂšs se faisait par le nouveau hall 4 du Centre de Remisage et de Maintenance (CRM) dont le but est de rassembler sous un mĂȘme toit les installations d’entretien qui se trouvaient auparavant aux anciens ateliers Nord et Sud, dĂ©molis entre 2017 et 2018 aprĂšs plus de soixante ans de bons et loyaux services.

C’est ce que nous apprend l’une des cartes du jeu remis aux visiteurs Ă  l’entrĂ©e du hall 4. On y apprend aussi que l’Atelier Central a ouvert ses portes en 2015. Cet Atelier Central offre l’espace et les Ă©quipements nĂ©cessaires Ă  l’entretien du matĂ©riel roulant.

Des investissements importants ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© consacrĂ©s Ă  cette fin et continueront encore pendant les annĂ©es Ă  venir, la meilleure preuve Ă©tant la construction d’un nouveau bĂątiment administratif ultra-moderne et bĂ©nĂ©ficiant de toutes les innovations en matiĂšre d’écologie et de connectivitĂ© comme l’explique la banderole visible sur le chemin d’accĂšs Ă  l’exposition.

Une vue du nouveau bĂątiment admistratif du CRM des CFL en cours de construction

Banderole explicative concernant le nouveau bĂątiment du CRM

Le CRM en quelques chiffres :

  • 20000 m2
  • 14800 types d’articles en stock
  • 1.490 m de voies d’entretien Ă  comparer avec
  • une longueur du parc CFL de 9.210 m.

Cela peut paraĂźtre peu mais Ă  l’échelle du pays, c’est gigantesque!

Le parcours Ă©tait parfaitement balisĂ© et Ă  tous les stands, il y avait des panneaux explicatifs donnant des renseignements gĂ©nĂ©raux et du personnel Ă©tait lĂ  pour rĂ©pondre aux nombreuses questions des visiteurs et faire des dĂ©monstrations ou laisser les visiteurs s’essayer Ă  Ă©teindre un incendie, faire des annonces ou encore s’essayer au simulateur de conduite.

Plan du CRM et de la visite

Dans la cour, il y a un food truck oĂč l’on pouvait trouver des burgers (aussi veggie), des frites et des boissons. La mĂ©tĂ©o a Ă©tĂ© plutĂŽt clĂ©mente, ce qui n’a pas manquĂ© de contribuer au succĂšs de la journĂ©e.

Si vous ĂȘtes prĂȘts, allons-y pour une dĂ©couverte de diffĂ©rents aspects souvent peu connus du grand public mais pourtant essentiels pour assurer un transport dans des conditions de sĂ©curitĂ© et de confort maximales tout au long de l’annĂ©e sur les rails luxembourgeois!

Nous entrons dans le hall 4 construit pour augmenter les possibilitĂ©s pour l’entretien du matĂ©riel roulant dont la flotte augmente peu Ă  peu pour rĂ©pondre Ă  l’augmentation de l’offre et de la frĂ©quentation des trains luxembourgeois. Deux voies dans ce hall 4 avec des installations techniques pour vĂ©rifier par exemple la charge d’essieu aprĂšs le changement de bogie sur une rame ou sur une locomotive ou encore pour reprofiler les roues et les disques de frein. Le hall possĂšde aussi des Ă©lĂ©vateurs en ciseaux qui permettent d’accĂ©der facilement aux installations en toiture.

Sur la voie de gauche en entrant, une automotrice KISS construite par Stadler Ă©tait visible avec les bogies Ă  hauteur d’homme, une vision peu courante en service rĂ©gulier.

Automotrice KISS à deux étages de CFL

Sur l’autre voie, c’était un engin de travaux indispensable Ă  l’entretien des voies ferrĂ©es : une bourreuse. Comme son nom l’indique, la bourreuse est utilisĂ©e pour compacter le ballast sous les traverses. C’est essentiel pour avoir une voie en parfait Ă©tat et sĂ»re. RĂ©guliĂšrement, une partie du ballast doit ĂȘtre remplacĂ© car avec le temps, il peut devenir poreux. Pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/BourreuseUne bourreuse, un engin de voie important dans l'entretien de celle-ci

Détail de la bourreuse

Partout sur le site, on verra que le recyclage est important et pris au sĂ©rieux pour tous les matĂ©riaux prĂ©sents sur le site comme l’illustre cette photo.

Poubelles de tri

A l’extĂ©rieur du hall 4 nous attendait un curieux engin : un locotracteur moderne et tĂ©lĂ©commandĂ© qui permet de remorquer Ă  l’intĂ©rieur du hall une locomotive ou une automotrice. L’engin est muni de roues et de deux essieux qui lui permettent de se dĂ©placer aussi bien sur les voies ferrĂ©es que sur le sol. Il est Ă©quipĂ© de deux attelages : l’un compatible avec le coupleur Scharfenberg Ă©quipant les automotrices, l’autre classique pour les voitures ou les locomotives qui sont Ă©quipĂ©es de crochets. Le bras peut s’élever ou s’abaisser pour ĂȘtre Ă  la bonne hauteur. L’engin est lestĂ© par 16 tonnes de fonte, est Ă©quipĂ© d’un compresseur qui permet d’alimenter l’engin moteur en air pour le fonctionnement des freins, et de batteries pour un fonctionnement 100% Ă©lectrique. Ce petit engin peut remorquer une charge de 700 tonnes Ă  une vitesse maximale de 6 km/h.

Locotracteur rail-route pour la remorque des engins de traction dans l'enceinte du hall non équipé de caténaires

Draisine pour acheminer les engins de traction dans le hall

En cheminant le long du bĂątiment principal et pour y accĂ©der, on longe des voies oĂč l’on pouvait voir une draisine Robel sĂ©rie 700. Si vous souhaitez en dĂ©couvrir davantage sur ce vĂ©ritable couteau suisse de l’entretien de l’infrastructure voyez l’article du blog officiel des CFL : https://blogcfl.lu/fr/travauxprojets/la-robel-le-couteau-suisse-des-cfl-en-matiere-de-maintenance-et-de-reparations

Draisine de train Robel série 700

Autre véhicule du train Robel équipé d'une grue

Avant de pĂ©nĂ©trer dans le bĂątiment principal, on pouvait, si on le souhaitait s’exercer Ă  Ă©teindre un incendie. Un panneau montrant les bons gestes accompagnait la dĂ©monstration.

Panneau d'information avec les bons gestes pour éteindre un incendie

Démonstration de l'extinction d'un incendie

A l’entrĂ©e du bĂątiment principal, nous dĂ©couvrons deux sĂ©ries emblĂ©matiques du passĂ© : la locomotive diesel 1604 construite au dĂ©but des annĂ©es 1950 sous licence amĂ©ricaine (d’oĂč son design qui n’est pas sans Ă©voquer leurs cousines US) et une machine Ă  vapeur acquise par les CFL aprĂšs la seconde guerre mondiale.

La 1604 fait partie des collections de l’Institut National pour le Patrimoine Architectural et Ă©tait destinĂ©e Ă  la SNCB. Les CFL acquirent quatre locomotives car ayant besoin de machines diesel rapidement.

La face avant tout en rondeur de la 1604

Le poste de conduite de la 1604

La 5519, est une machine Ă  vapeur dont la construction a Ă©tĂ© entamĂ©e pendant la seconde guerre mondiale et est identique Ă  la BR 42 de la Reichsbahn. En 1949, les CFL en acquirent 20. Elle est la propriĂ©tĂ© de l’association 5519 et est rĂ©guliĂšrement en tĂȘte de trains spĂ©ciaux comme ceux organisĂ©s en dĂ©cembre vers les marchĂ©s de noĂ«l allemands.

La locomotive Ă  vapeur avec l'avant ouvert

L’intĂ©rieur de la cabine de conduite et de chauffe de la machine Ă  vapeur est toujours impressionnant!

Cabine de conduite de la machine Ă  vapeur

Avant de poursuivre la visite, une vue de l’atelier depuis la plateforme donnant accùs à la machine à vapeur.

Vue d'ensemble du hall principal

Nous voici Ă  prĂ©sent devant l’une des derniĂšres automotrices Coradia Stream HC livrĂ©e aux CFL. Elles sont fabriquĂ©es sur le site de Barcelone, et une fois qu’une Ă©quipe des CFL s’est rendu sur place pour vĂ©rifier que tout est en ordre, la rame est dĂ©sassemblĂ©e, transportĂ©e par camion jusqu’à la frontiĂšre française (Ă©cartement espagnol oblige) et ensuite transportĂ©e vers le Luxembourg par la voie ferrĂ©e comme fret. A gauche sur la photo, une voiture-pilote Dosto, qui approche le quart de siĂšcle puisque les premiĂšres voitures ont Ă©tĂ© mises en service en 2004 et constituent avec les Z 2200 le matĂ©riel roulant le plus ancien des CFL depuis la mise hors service des Z 2000.

Les Coradia Stream HC sont dĂ©clinĂ©es en deux versions : Ă  trois caisses avec les voitures d’extrĂ©mitĂ©s Ă  deux Ă©tages et la voiture centrale Ă  un Ă©tage et Ă  six caisses avec les voitures d’extrĂ©mitĂ© et les deux remorques centrales Ă  deux Ă©tages et deux voitures Ă  simple Ă©tage. La 2457 exposĂ©e est une rame Ă  six caisses. On pouvait y visiter le poste de conduite, l’intĂ©rieur et dĂ©couvrir le fonctionnement des portes.

Une rame Dosto Ă  gauche et la Coradia Stream HC Ă  droite

Comme tous les modĂšles rĂ©cent, le poste de conduite est assez ergonomique et de nombreux Ă©crans remplacent des carnets papier, ainsi l’horaire du train desservi. L’indicateur de de vitesse est Ă©galement digitalisĂ© et l’écran de droite peut donner tout une sĂ©rie de renseignements sur un dĂ©faut dans la rame, permet d’isoler Ă  distance des portes d’accĂšs,.. , seul le manipulateur de vitesse qui ressemble Ă  joystick est toujours bien prĂ©sent.

Pupitre de conduite de la Coradia

Les salles de premiĂšre classe occupent l’étage supĂ©rieur des voitures d’extrĂ©mitĂ© sur la version Ă  six caisses et Ă  l’étage d’une des deux voitures d’extrĂ©mitĂ© sur la version Ă  trois caisses.

Salle de premiĂšre classe

A l’extrĂ©mitĂ© de la salle de premiĂšre classe, on trouve un compartiment aveugle (sans fenĂȘtres) avec siĂšges en longitudinal. On remarque que partout oĂč cela est possible, on a installĂ© des siĂšges pour offrir un maximum de places assises. On pourrait penser que c’est curieux d’avoir des compartiments sans fenĂȘtres mais vu que la plupart sont plongĂ©s dans leur tĂ©lĂ©phone, c’est peut-ĂȘtre un inconvĂ©nient mineur.

Compartiment de seconde classe Ă  l'extrĂ©mitĂ© de l'Ă©tage oĂč se trouve la salle de 1Ăšre classe.

Il y a beaucoup d’escaliers dans les rames Coradia et parfois c’est assez Ă©troit. Ici, on voit le compartiment d’about d’une voiture intermĂ©diaire Ă  un Ă©tage oĂč se trouvent le WC pour PMR, et les emplacements pour vĂ©los et poussettes et des places assises de plein pied par rapport Ă  l’accĂšs Ă  la voiture/quai. La photo est prise depuis les escaliers menant Ă  l’étage de la voiture.

L'intercirculation entre une voiture à deux étages et une à simple étage avec les compartiments d'about surélevés. Dans le fond, on voit le WC PMR.

La voiture multifonction Ă  simple Ă©tage avec quelques siĂšges, des emplacements pour fauteuil roulant et les vĂ©los Ă  l’arriĂšre avec une sĂ©rie de strapontins. Chaque siĂšge a une prise de courant/USB-C pour les smartphones et autres appareils.

Salle multifonction avec emplacement PMR et poussettes.

Salle multifonctions avec le WC PMR

AprĂšs cette visite approfondie du plus rĂ©cent des matĂ©riels voyageurs, nous poursuivons la visite avec l’atelier “Bogies”. LĂ , nous allons apprendre beaucoup de choses sur leur entretien car lĂ  aussi, c’est important. Un essieu dĂ©fectueux, une fissure dans une roue peuvent avoir des consĂ©quences graves et provoquer des accidents mortels. La photo montre un bogie, c’est-Ă -dire l’ensemble de deux essieux (dans ce cas-ci), du moteur de traction et de la structure qui tient le tout et supporte la suspension. C’est un bogie Ă©quipant une locomotive TRAXX de la sĂ©rie 4000 construites par Bombardier (aujourd’hui Alstom) pour former des rames rĂ©versibles avec les DoSto (voitures Ă  deux Ă©tages)

Bogie moteur d'une locomotive série 4000

Il existe divers tests et contrĂŽles qui permettent de vĂ©rifier l’état des bogies, des essieux, des roues,
 sans dĂ©tĂ©riorer les composants comme la magnĂ©toscopie, le contrĂŽle visuel ou encore par ultrasons.

Laboratoire de contrĂŽle des essieux

Nous continuons de dĂ©ambuler dans les allĂ©es de l’atelier en passant Ă  cĂŽtĂ© de cette voiture DoSto dont les bogies ont Ă©tĂ© retirĂ©s. A l’arriĂšre, une automotrice Z 2200 que l’on reverra plus tard


Une voiture DoSto levée et privée des ses bogies, à l'arriÚre, une automotrice Z 2200

Mais avant de nous engager dans cette allĂ©e, nous devons faire un petit dĂ©tour pour aller voir les deux machines sĂ©rie 4000 exposĂ©es. Pour des raisons d’organisation de derniĂšre minute, le parcours a du ĂȘtre un peu modifiĂ©.

Les machines sĂ©rie 4000 font partie de la famille des TRAXX, modĂšle créé par Bombardier Ă  l’époque et l’un des modĂšles les plus rĂ©pandu en Europe Ă  cĂŽtĂ© des Vectron de Siemens. Aujourd’hui, Bombardier a cessĂ© ses activitĂ©s ferroviaires qui ont Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e au français Alstom. A cĂŽtĂ© d’Alstom et Siemens, Stadler est aujourd’hui aussi un pourvoyeur d’engin moteurs (locomotives et automotrices, comme les KISS des CFL, sĂ©rie 2300).

La 4000 est une machine universelle capable de tracter des trains de voyageurs et des trains de marchandises. Aujourd’hui, les machines sont de plus en plus souvent spĂ©cialisĂ©es, c’est du au fait des spĂ©cificitĂ©s d’interopĂ©rabilitĂ© entre les rĂ©seaux mais aussi du fait de la libĂ©ralisation du trafic marchandises en Europe. Chaque machine peut ĂȘtre Ă©quipĂ©e de packages de softwares et d’équipement pour circuler sur tel ou tel rĂ©seau en fonction des besoins de l’opĂ©rateur. Elles peuvent aussi ĂȘtre bi-mode, voire tri-mode (diesel, Ă©lectrique et sur batteries). La 4000 est tri-courant et peut circuler au Luxembourg, en Belgique et en Allemagne. Pendant de longues annĂ©es, elles assuraient les trains entre Luxembourg et Trier (TrĂšves) avant que les KISS ne prennent la relĂšve. Elles sont Ă©quipĂ©e du KVB français mais selon le conducteur prĂ©sent, elles n’ont jamais circulĂ© sur les rails de la SNCF. Elles circulent avec les voitures DoSto en rames rĂ©versibles sur des trains du service intĂ©rieur luxembourgeois notamment les RE entre Troisvierges et Rodange via Luxembourg et Esch-sur-Alzette.

La face avant d'une locomotive série 4000

La plupart des Ă©quipements sont cachĂ©s derriĂšre des parois dans la salle des machines Ă  l’exception de ces robinets.

Dans la salle des machines d'une 4000

Salle des machines d'une 4000

Le poste de conduite est assez semblable Ă  celui de la Coradia que nous avons vu auparavant mĂȘme s’il y a 20 ans d’écart.

poste de conduite d'une 4000

Petit clin d’Ɠil Ă  l’accession au trĂŽne du nouveau Grand-Duc, Guillaume, il y a presqu’un an dĂ©jĂ  puisque l’évĂ©nement eut lieu le 3 octobre 2025, une machine de la sĂ©rie 4000 avait reçu des autocollants sur les cĂŽtĂ©s signalant le changement. Elle Ă©tait visible Ă  l’atelier.

Le cÎté de la machine 4000 pourvue d'autocollant pour l'accession au trÎne de l'actuel Grand-Duc

Avant d’aborder la derniĂšre partie de notre visite, arrĂȘtons-nous un instant sur cette machine diesel de manoeuvre qui a longtemps servi Ă  manƓuvrer de longs et lourds trains dans les triages. Construite en Belgique, Ă©galement sous licence General Motors, la 804 appartient Ă©galement Ă  l’Institut National pour le Patrimoine Architectural.

Locomotive 804 des CFL aujourd'hui dans les collections du patrimoine national

L'autre face de la 804.

Lorsque l’on regarde Ă  l’intĂ©rieur de la machine, on peut se rendre compte de la relative simplicitĂ© du matĂ©riel construit dans les annĂ©es 1950 par rapport aux engins modernes.

Compartiment moteur de la 804

Une autre vue de l'intérieur de la 804

Nous arrivons maintenant Ă  une sĂ©rie de stands oĂč l’on pourra comprendre le fonctionnement de l’ETCS, l’European Train Control System, qui comme son nom l’indique est appelĂ© Ă  devenir standard en Europe. Ce systĂšme se constitue de balises implantĂ©es dans les voies qui transmettent des informations en cabine de conduite au passage du train. Si par exemple, il y a une restriction de vitesse annoncĂ©e, il y aura une information en cabine de conduite pour indiquer au conducteur qu’il doit freiner, si le conducteur ne rĂ©agit pas ou pas assez vite, le dispositif Ă©mettra une alarme et au pire provoquera un arrĂȘt d’urgence. Pareil si un signal est fermĂ© (rouge), avec l’ETCS, aucun risque de le franchir! Si la courbe de freinage n’est pas respectĂ©e ou s’il n’y a pas d’action de la part du CT, alors il y aura un arrĂȘt d’urgence. On peut considĂ©rer l’ETCS comme une signalisation embarquĂ©e combinĂ©e Ă  un cruise-control. A terme, les signaux le long des voies et autres panneaux de vitesse deviendront superflus. L’ETCS est un des Ă©lĂ©ments d’un projet plus global qui porte le nom d’ERMTS (European Rail Traffic Management System) Si vous souhaitez en savoir plus, c’est par ici : https://transport.ec.europa.eu/transport-modes/rail/ertms_en?prefLang=fr

Ceux qui le dĂ©siraient, pouvaient s’essayer Ă  la conduite sur le simulateur juste Ă  cĂŽtĂ© et si vous vous sentiez l’ñme d’un accompagnateur, vous pouviez vous essayer Ă  faire une annonce de bienvenue dans le train au stand consacrĂ© au SIVE (SystĂšme d’Information Voyageurs). On vous expliquait aussi le fonctionnement de ce systĂšme d’annonces dans le train basĂ© en grande partie sur le GPS mais pour le cas oĂč celui-ci est dĂ©faillant ou absent, il existe d’autres façon de mesurer la distance parcourue comme par exemple le nombre de tours de roues pour dĂ©terminer la distance entre deux gares, 
 Et comme au Luxembourg, on indique de quel cĂŽtĂ© les portes vont s’ouvrir, le conducteur a la possibilitĂ© de choisir via un Ă©cran si c’est Ă  gauche ou Ă  droite, pour les grandes gares, c’est toujours le conducteur qui va sĂ©lectionner manuellement, pour les petits arrĂȘts, c’est prĂ©-enregistrĂ© mais il aura la possibilitĂ© de le modifier en cas de situation perturbĂ©e par exemple (circulation Ă  contre-voie).

Le stand suivant permettait de dĂ©couvrir comment fonctionnent les toilettes modernes des trains! L’air de rien, c’est un petit bijou de technologie pour un Ă©lĂ©ment essentiel pour le confort des voyageurs! Dans ce local, sont rĂ©parĂ©s les Ă©lĂ©ments dĂ©fectueux et testĂ©s avant d’ĂȘtre remontĂ©s sur le train. Outre l’usure de certaines piĂšces, beaucoup de pannes sont dues Ă  un mauvais usage des toilettes de la part de certains voyageurs et principalement le fait de jeter autre chose que du papier (ou le rouleau en entier) ce qui a pour effet de bloquer le systĂšme
 La cuvette est Ă©quipĂ©e de divers senseurs pour vĂ©rifier le niveau d’eau propre, le taux de remplissage de la cuve de rĂ©tention, 
 C’est sĂ»r qu’aprĂšs la visite, on ne voit plus les toilettes du train de la mĂȘme façon!

Le banc d'essai d'une cuvette de WC

Dispositifs électroniques et mécaniques d'une cuvette de WC

Aujourd’hui, le matĂ©riel roulant communique en temps rĂ©el des donnĂ©es sur l’état des WC, les pannes de portes, et une multitude d’autres dĂ©fauts Ă  distance vers un centre qui peut suivre chaque vĂ©hicule sur un Ă©cran et ainsi programmer une rentrĂ©e prĂ©coce Ă  l’atelier en cas de problĂšme. Cela facilite aussi le travail du personnel de bord qui, Ă  terme, ne devra plus remplir de formulaires papier.

Nous poursuivons notre visite avec l’infirmerie, nĂ©cessaire dans un atelier comme celui-ci car on est jamais Ă  l’abri d’un accident, apprendre les gestes qui sauvent est essentiel aussi.

La Z 2200 levĂ©e que nous avons vu en dĂ©but d’allĂ©e, l’était pour une bonne raison, elle Ă©tait sur le banc de reprofilage. Si les essieux ne sont plus Ă©quipĂ©s de bandages comme dans le passĂ©, de temps Ă  autre, il arrive que les roues subissent des dommages sous la forme de mĂ©plats. Cela arrive par exemple lorsqu’un train, lors du freinage, glisse comme en automne ou l’adhĂ©rence n’est pas toujours idĂ©ale. L’installation permet de remettre la roue en bon Ă©tat.

Avant d'une rame automotrice Z 2200

Le bogie sur la machine Ă  reprofiler les roues des essieux.

Le dernier stand technique Ă©tait consacrĂ© Ă  la climatisation, autre Ă©lĂ©ment essentiel au confort des voyageurs de nos jours. Il Ă©tait possible de voir le cƓur d’un systĂšme de climatisation et de mieux comprendre le fonctionnement. Le gaz utilisĂ©, bien que nocif pour l’environnement, est en circuit fermĂ© et tout est mis en oeuvre pour que jamais il ne s’échappe. De plus, les nouveaux gaz sont moins nocifs. Il faut une formation spĂ©ciale pour travailler dans ce secteur et le travailleur a une grande responsabilitĂ© en cas de problĂšme, elle peut ĂȘtre engagĂ©e pĂ©nalement aux dires du technicien.

Comme toutes les entreprises, les CFL sont Ă  la recherche de collaborateurs dans de nombreux mĂ©tiers et ils sont nombreux au sein d’une entreprise ferroviaire. Ainsi un stand permettait de s’informer sur les possibilitĂ©s de carriĂšre au sein des chemins de fer luxembourgeois.

Nous l’avons vu au dĂ©but de parcours, l’atelier doit gĂ©rer un nombre incalculable de piĂšces, il faut par consĂ©quent, une logistique impeccable pour tout fonctionne comme sur des roulettes. C’est ce que le dernier stand permettait de voir avec le service logistique.

A l’extĂ©rieur, une structure permettait de voir divers types de pantographes utilisĂ©s par les CFL qui attendent d’ĂȘtre montĂ©s sur une machine ou une automotrice en cas de besoin. Un des nombreux exemples de piĂšces que le service logistique devra gĂ©rer.

Divers types de pantographes

Avant de quitter les lieux, il reste un petit bĂątiment oĂč l’on pouvait faire tourner la roue de la fortune et gagner un petit lot : un livre, un bon d’achat pour le Cactus Shoppi en gare ou un coussin anti-stress qui est aussi un support pour smartphone et aussi participer Ă  un concours pour tenter de gagner un iPhone 17.

Une visite trĂšs riche et instructive et qui permet, Ă  l’amateur averti de se tenir au courant des derniĂšres Ă©volutions technologiques et au grand public d’avoir une vue sur le systĂšme ferroviaire qui est bien plus que de simplement faire rouler des trains, c’est un monde Ă  part entiĂšre et une plongĂ©e dans un monde Ă  la pointe de la technologie.

Si vous vous en savoir encore plus sur les CFL :

  • Le site du groupe CFL oĂč l’on pourra dĂ©couvrir les projets, le matĂ©riel roulant, 

  • Le blog des CFL pour encore plus d’articles et d’informations

#blog #trains #CheminsDeFer

 
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from Carnets intimes

Introduction

J’ai dĂ©jĂ  eu l’occasion de l’évoquer dans plusieurs billets de blog (ici ou ailleurs) : la dĂ©pression, le burn-out m’ont accompagnĂ©, comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs, plusieurs fois dans ma vie d’adulte. Mais un jour, j’ai dĂ©cidĂ© que je ne voulais plus de cette compagne envahissante. Le dĂ©clic, aussi curieux que cela puisse paraĂźtre, a Ă©tĂ© une remarque assez dĂ©sobligeante de la psychologue qui me suivait Ă  l’époque, en 2018. Elle m’avait dit : “vous ne pourrez jamais ĂȘtre heureux, car vous voyez ce que les autres ne voient pas, vous voyez beaucoup plus loin”. En bref, mieux vaut ĂȘtre idiot pour ĂȘtre heureux, lui ai-je rĂ©pondu.

Cette parole, blessante sur le moment mĂȘme, a Ă©tĂ© un dĂ©clencheur qui a dĂ©livrĂ© une force en moi qui me disait : c’est ce qu’on va voir! Chiche!

De lĂ , a commencĂ© un processus qui, me semble-t-il, est achevĂ© aujourd’hui ou en tout cas en voie d’achĂšvement dĂ©finitif! Une chose est certaine, plus jamais, je ne laisserai la dĂ©pression venir me gĂącher l’existence, c’est un serment fait avec moi-mĂȘme.

Une vie adulte marquée par la dépression

Sans doute que les plaies de l’enfance et de l’adolescence dont j’ai dĂ©jĂ  parlĂ© ont Ă©tĂ© pour beaucoup dans ce dĂ©marrage marquĂ© par une premiĂšre dĂ©pression Ă  l’age de vingt-deux ans et qui se rĂ©pĂ©tera plusieurs fois de maniĂšre plus ou moins grave pendant un quart de siĂšcle. Et souvent, le mĂȘme schĂ©ma qui se reproduit : investissement dans le boulot sans compter, investissement qui est exploitĂ© par des employeurs/chefs peu scrupuleux et qui en usent et abusent au point que cela en devient du harcĂšlement moral.

A chaque fois, dĂšs que ça allait mieux, j’arrĂȘtais de consulter car j’avais l’impression de tourner en rond et ce n’était pas une impression lorsque je regarde tout ça avec le recul. Je restais, par exemple, en couple car je considĂ©rais une sĂ©paration comme un Ă©chec et j’essayais de faire de mon mieux pour tenir mais la rupture arrivait Ă  chaque fois et pour Ă©viter les conflits, je prenais sur moi la responsabilitĂ© de l’échec alors que les torts Ă©taient Ă  tout le moins partagĂ©s.

Ce que je ne comprenais pas ou ne voulais pas comprendre, c’est que je fonctionne assez diffĂ©remment de la majoritĂ©, ce qui me posait d’énormes difficultĂ©s Ă  nouer des relations sociales et Ă  me poussait Ă  m’engager dans des relations, tantĂŽt toxiques, tantĂŽt peu Ă©panouissantes.

Pour pouvoir avancer, il faut ĂȘtre entourĂ© des bonnes personnes, c’est essentiel mais c’est la chose la moins Ă©vidente mais en y rĂ©flĂ©chissant bien, celui qui nous connaĂźt le mieux, n’est-ce pas nous mĂȘme? Cela paraĂźt idiot de prime abord mais l’est-ce vraiment? Ce que fait le thĂ©rapeute, c’est poser des questions pour aider le patient Ă  aller chercher en lui les rĂ©ponses. Pour cela, il faut qu’il y ait confiance et synchronisation, ce n’est pas toujours facile et ce n’était clairement pas le cas Ă  l’époque.

Aller au plus profond de soi, le début de la guérison

Ainsi, en 2018, cette remarque dont je parlais en introduction eut l’effet d’un Ă©lectrochoc tout comme une remarque de mon mĂ©decin traitant de l’époque qui me dĂ©clara (sur base de quoi, je l’ignore) que je serais peut-ĂȘtre autiste Asperger. Ma boulimie d’info et de connaissance m’a alors fait lire et rechercher tout ce qui Ă©tait possible sur le sujet au point de me convaincre, que oui, peut-ĂȘtre, elle avait raison. J’en Ă©tais mĂȘme arrivĂ© Ă  faire les dĂ©marches pour un dĂ©pistage mais la pandĂ©mie de COVID est arrivĂ©e.

Petit Ă  petit, je me suis regardĂ© bien en face et me suis dit que de toute façon, ça ne pouvait plus continuer comme cela. Certes, je suis diffĂ©rent des autres mais nous sommes tous diffĂ©rents, uniques. L’illusion d’appartenir Ă  une sociĂ©tĂ© n’est qu’une utopie et qui aurait envie d’une sociĂ©tĂ© uniforme Ă  part les esprits dĂ©rangĂ©s des autocrates et autres dictateurs. C’est la diversitĂ© qui fait l’intĂ©rĂȘt de la sociĂ©tĂ© pas son uniformitĂ©. Un sociĂ©tĂ© est formĂ©e d’individus uniques mĂȘme si certains ont des points de convergences en eux, personne ne peut dire qu’il est le jumeau d’un autre Ă  moins d’ĂȘtre jumeaux (et encore, je serais curieux d’avoir l’avis de jumeaux ou de jumelles pour savoir s’ils sont identiques en tous points et Ă  tous les niveaux de l’ĂȘtre).

Oui, j’ai Ă©tĂ© maltraitĂ© par mes parents, oui, ils ne manifestaient pas beaucoup d’intĂ©rĂȘt, voire pas du tout pour ce que je faisais; oui, mes collĂšgues me trouvaient bizarre parfois, trois fois oui mais n’avais-je pas le droit d’ĂȘtre qui je suis tel que je suis? Au nom de quoi, aurais-je du me laisser formater aux dĂ©sirs des uns et des autres? C’est lĂ , pour moi, la base de la dĂ©pression : se laisser formater et renoncer Ă  soi-mĂȘme. Cela ne peut que mal tourner puisque l’on va Ă  l’encontre de l’ĂȘtre profond.

Ne plus me soucier de ce que l’un ou l’autre dira, pensera (ou pas), voilĂ  la clĂ© pour rĂ©soudre ce premier problĂšme. Oh, n’allez pas croire que c’est simple, cela ne l’est pas du tout surtout quand vous avez Ă©tĂ© habituĂ© pendant une longue partie de votre vie Ă  vous sentir infĂ©rieur aux autres, Ă  croire valoir moins que les autres (car vos parents dans mon cas, on insinuĂ© ce poison).

NĂ©anmoins, c’était un premier pas vers la guĂ©rison.

Le long chemin vers le respect de soi

Le processus Ă©tait lancĂ© mais il Ă©tait loin d’ĂȘtre achevé 

En 2021, les sĂ©quelles de mon accident de 2011 allait marquĂ©, prĂ©maturĂ©ment, la fin de ma carriĂšre professionnelle. Ce fĂ»t une leçon sĂ©vĂšre pour ma part car je me suis rendu compte que je n’étais qu’un matricule et que l’accompagnement pourtant prĂ©vu pour un reclassement n’était qu’une machine destinĂ©e Ă  Ă©carter autant que possible les travailleurs diminuĂ©s dĂ©finitivement. C’est surtout une petite phrase qui m’a rĂ©vĂ©lĂ© tout l’horreur du systĂšme : “Mais enfin, vous saviez bien qu’à cinquante ans, ce serait sinon la fin, le dĂ©but de la fin”. Entre les lignes, on comprendra “on vous a usĂ© tant qu’on a pu et maintenant que vous ĂȘtes cassĂ© on vous jette comme un vieil objet inutile”.

Ce ne fut pas agrĂ©able et j’aurais pu retomber dans un Ă©tat dĂ©pressif mais il n’en a rien Ă©tĂ© car j’ai pris l’autre voie possible : “vous ne voulez plus de moi, et bien, tant pis pour vous. Ma vie va enfin ĂȘtre ce que je veux qu’elle soit libĂ©rĂ© des obligations professionnelles, je pourrai faire les choses qui vraiment m’intĂ©ressent et ne plus subir de pressions extĂ©rieures de performances, de rentabilitĂ©, d’optimisation”. TerminĂ©!

Evidemment, ce changement radical avait un impact financier mais ce fut l’occasion de faire le tri entre l’essentiel (un toit, avoir Ă  manger, payer les factures) et le superflu. J’ai toujours Ă©tĂ© Ă©conome en rĂ©action sans doute Ă  la vie qu’ont menĂ©e mes parents et suis depuis toujours trĂšs strict en matiĂšre de gestion : d’abord assurer l’essentiel, et s’il reste un peu, m’offrir un peu de superflu. La transition ne fut pas trop difficile et je ne suis pas plus malheureux que du contraire!

Tout n’était pas rĂ©glĂ© pour autant, il y avait encore beaucoup de choses dans ma vie qui m’empĂȘchaient d’ĂȘtre serein et heureux, comme


La boulimie d’information et de connaissances

Depuis les Ă©vĂ©nements du 11 septembre 2001, une boulimie d’information est venue s’ajouter Ă  celle de la connaissance. Depuis toujours, j’étais curieux de tout, avais envie de tout comprendre, tout savoir (ce qui est bien sĂ»r impossible!), je m’intĂ©ressais Ă  tout et dĂšs qu’un sujet me passionne, j’ai tendance Ă  vouloir aller le plus loin possible dans la connaissance. Un piĂšge qui peu Ă  peu se referme car, c’est une mission impossible et ça finit par amener de la frustration. Et la frustration peut engendrer diverses rĂ©actions dont la dĂ©pression.

Vouloir comprendre le monde, c’est louable, c’est bien, cela permet de relativiser certaines choses et de tenir une conversation ou un dĂ©bat mais lorsque ça devient maladif, lĂ , il y a problĂšme. L’Internet, les podcasts, les plateformes de vidĂ©os en ligne, tout ces Ă©lĂ©ments ont dĂ©multipliĂ© de maniĂšre dĂ©mesurĂ©e l’accĂšs Ă  la connaissance pour le meilleur mais aussi pour le pire!

Sur certains sites, une vidĂ©o en entraĂźne une autre, et une autre, et encore Ă  l’infini
 les algoritmes nous enferment vite dans une boucle
 et trĂšs vite, on se retrouve sans s’en rendre compte, qu’ils nous proposent des contenus de plus en plus douteux, ça arrive plus vite qu’on ne pense!

Mais que faire? Se couper totalement du monde?

Mon inscription sur le FĂ©diverse et l’achĂšvement du processus

En juin 2024, un peu par hasard, je me suis inscrit sur Mastodon. Je n’ai jamais eu de compte sur X (ex-Twitter); Facebook, j’y ai Ă©tĂ© quelques mois seulement de mĂȘme que sur Instagram (avant que ça ne soit rachetĂ© par Meta pour ce dernier). Je ne voyais pas de valeur ajoutĂ©e de ces rĂ©seaux dits sociaux dont j’entendais et lisais d’autre part qu’ils Ă©taient dangereux pour notre santĂ© mentale.

Mon premier compte, je l’ai ouvert via le navigateur Vivaldi qui proposait le service et c’est vraiment un hasard mais assez vite, je voulais une instance plus petite et surtout oĂč je pourrai ĂȘtre moi-mĂȘme sans crainte de jugement. C’est comme ça que j’ai dĂ©couvert, en cherchant un peu, l’instance GayFR. Je n’avais pas de grandes attentes, ayant une opinion plutĂŽt nĂ©gative des rĂ©seaux sociaux.

Pourtant, c’est via cette inscription que le processus entamĂ© en 2018 allait aboutir Ă  retrouver un certain Ă©quilibre et une estime de moi-mĂȘme par des chemins peu orthodoxes, j’en conviens.

Pendant deux ans, j’ai Ă©tĂ© plutĂŽt sage et puis est arrivĂ© @jack@friends.gayfr.social qui peu Ă  peu est devenu un trĂšs bon ami. Ses articles de blogs ont rĂ©veillĂ© certaines plaies mais m’ont aussi donnĂ© matiĂšre Ă  approfondir ma rĂ©flexion. Cela n’aura Ă©chappĂ© Ă  personne que souvent nos articles se rĂ©pondent. Il y a une sorte de lien de par l’expĂ©rience de la dĂ©pression et du burn-out.

A cĂŽtĂ© de ses contenus classiques, il a des contenus, comme d’autres, qui dĂ©montrent une forme de libertĂ© de corps, une libertĂ© qui m’est presque totalement inconnue, ayant toujours eu du mal avec mon corps. J’étais Ă©galement convaincu que je n’intĂ©resserais personne de toute façon.

Finalement, je dĂ©cidais de me lancer mais pas sur le FĂ©diverse, ailleurs oĂč c’était plus noyĂ© dans la masse et j’ai Ă©tĂ©, comme je l’ai Ă©crit par ailleurs, surpris des rĂ©actions et des contacts qui se sont nouĂ©s
 et j’ai finalement dĂ©cidĂ© de me lancer ici, pour mon plus grand bonheur, je dois le dire. Outre le fait, et je l’ai Ă©crit rĂ©cemment dans un autre billet, que j’ai enfin appris Ă  aimer mon corps tel qu’il est, je prends du plaisir Ă  cette libertĂ© de corps. Ce fut une sorte de libĂ©ration, de rĂ©surrection.

Pour la boulimie de connaissance et d’information. J’ai peu Ă  peu rĂ©duit ma consommation de contenus, de sites d’informations et mĂȘme de la radio. Je continue Ă  me tenir informĂ© de la marche du monde, j’agis quand je le peux et comme je le peux mais je ne me mets plus martel en tĂȘte parce que je me sens dĂ©muni face Ă  ce qui se passe. Je limite les plages infos le matin et le soir et ne consulte que les sites d’information qu’une fois par jour.

Je continue de lire des ouvrages sur des sujets qui m’intĂ©ressent mais sans vouloir lire tout ce qui a Ă©tĂ© Ă©crit sur le sujet, d’une part parce que c’est quasi impossible et qu’aprĂšs, il faut en faire quelque chose de toute cette connaissance.

Le rituel mis en place depuis des annĂ©es, Ă  savoir, une lecture spirituelle au lever avant toute activitĂ©, est restĂ© car, il m’apporte un Ă©clairage nouveau et m’apporte parfois du rĂ©confort ou au contraire me bouscule, en bref, ne me laisse jamais indiffĂ©rent.

Le problĂšme du cerveau hyperactif, lui, je ne sais si je pourrais le brider un jour
 c’est le dernier point Ă  rĂ©gler : pouvoir le mettre sur off de temps en temps
 mais avoir ralenti le reste, a malgrĂ© tout un effet bĂ©nĂ©fique, je le remarque mais encore trop souvent, il se met en route, la nuit surtout et me fais imaginer des choses terribles et qui probablement n’existent pas comme de penser que l’on se joue de moi, que l’on est bien gentil avec moi alors que je ne le mĂ©rite pas, que je suis mĂȘme un Ă©lĂ©ment perturbateur et encombrant. Chassez le naturel, il revient au galop, dit-on


NĂ©anmoins, j’arrive Ă  me raisonner et ne laisse pas les Ă©motions m’envahir car elles me feraient faire des choses que je regretterais certainement aprĂšs coup
 Souvent, j’ai envie de tout laisser en plan et de partir hors du monde. Courage, fuyons!

Je suis aussi beaucoup plus Ă  l’écoute de mon corps et petit Ă  petit, je parviens Ă  comprendre les signes qu’il m’envoie, disant qu’on entre en zone dangereuse. Ce n’est pas encore parfait car


La rechute n’est jamais loin

Cet Ă©tĂ©, la canicule a failli me faire faire la plus belle bĂȘtise des dix derniĂšres annĂ©es! Et m’aura appris que des personnes qui ont l’air bienveillantes ne le sont pas toujours autant qu’elles en ont l’air.

J’avais trouvĂ© un bel appartement Ă  la cĂŽte belge et me rĂ©jouissais d’y emmĂ©nager jusqu’au moment oĂč j’ai rĂ©alisĂ© que, d’une part, mon corps avait du mal Ă  suivre physiquement (s’il n’y avait eu que ça, j’aurais mordu sur ma chique comme on dit car le jeu en valait la chandelle, pensais-je) mais lorsque j’ai dĂ©couvert que j’avais signĂ© pour quelque chose qui ressemblait plus Ă  un contrat de travail avec Ă©normĂ©ment de contraintes qu’à un contrat de location qui m’aurait permis de vivre au bord de la mer, jouissant d’une nouvelle libertĂ©, j’ai Ă©coutĂ© ce que mon corps et mon esprit me disait : STOP! Tu vas faire une bĂȘtise si tu continues!

Il n’y a pas si longtemps, j’aurais continuĂ© tĂȘte baissĂ©e et je peux prĂ©dire ce qui serait arrivĂ© : une rechute car la vie idyllique imaginĂ©e aurait tout autre et m’en dĂ©faire aurait Ă©tĂ© une autre affaire.

Certes, j’y ai perdu quelques plumes mais au moins, j’ai Ă©vitĂ© pire!

Conclusion

Aujourd’hui, Ă  56 ans, je peux regarder en arriĂšre sans plus trop me culpabiliser, sans plus trop me dĂ©valoriser. J’ai atteint une certaine forme de sagesse (j’espĂšre), de paix de l’esprit et du corps (vraiment?) et, oui, une certaine forme de bonheur aussi (peut-ĂȘtre).

J’ai des contacts sociaux comme j’en ai rarement eu dans ma vie et surtout, j’arrive Ă  reconnaĂźtre quand le danger de la dĂ©pression, cette garce, se pointe. Je lui ai fait la peau, ou Ă  tout le moins, j’ai domptĂ© la bĂȘte et je compte bien qu’elle ne m’aura plus dans ses griffes. (L’avenir nous le dira).

Ce n’est pas un chemin de tout repos, non, c’est mĂȘme plutĂŽt un chemin de croix et cet article se veut aussi pour tout ceux, et ils sont nombreux, Ă  ĂȘtre victimes de la dĂ©pression, un tĂ©moignage pour leur dire : ce n’est pas une fatalitĂ© et l’on peut arriver Ă  ĂȘtre (un peu plus) heureux dans cette vie mĂȘme si elle n’est pas toujours facile.

Chacun a de la valeur et on devrait s’en convaincre chaque jour! Et ce que les autres en pensent, hĂ© bien laissons-leur leurs opinions, grand bien leur fasse!

#blog #depression #burnout #réflexions

 
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from Jack en vrac

À l’occasion des 1 an de mon passage sous /e/OS, j’ai eu envie de regarder un peu le chemin parcouru depuis que j’ai commencĂ© Ă  dĂ©gafamiser mon quotidien.

Ça fait environ trois ans que j’avance lĂ -dessus. J’ai commencĂ© par remplacer quelques services faciles Ă  sortir de Google. Proton a pris la place pour les mails, le calendrier, les mots de passe et une partie du stockage. Puis, il y a un an, j’ai passĂ© mon tĂ©lĂ©phone sous /e/OS pour rĂ©duire encore davantage la place de Google dans mon usage quotidien.

Avec le temps, j’ai aussi commencĂ© Ă  auto-hĂ©berger une partie de mes services.

Reprendre la main sur mes services

L’auto-hĂ©bergement, dans mon cas, consiste Ă  louer un VPS et Ă  y faire tourner moi-mĂȘme une partie des outils que j’utilise tous les jours.

Ce n’est pas un serveur posĂ© dans mon salon, mais c’est moi qui dĂ©cide ce qui tourne dessus, comment les services sont configurĂ©s, oĂč vont les donnĂ©es et comment elles sont sauvegardĂ©es.

Au fil du temps, le serveur a pris de plus en plus de place dans mon quotidien numĂ©rique. Mon cloud perso tourne avec Nextcloud, mes photos passent par Ente, ma messagerie par Matrix et Synapse, mon compte sur le Fediverse par GoToSocial. J’utilise aussi Wallabag pour garder des articles Ă  lire, Copyparty pour certains accĂšs Ă  mes fichiers, Vaultwarden en secours pour les mots de passe et Authelia pour protĂ©ger l’accĂšs Ă  plusieurs services.

Dit comme ça, ça ressemble vite Ă  une liste de logiciels. En rĂ©alitĂ©, ce qui compte surtout pour moi, c’est ce qu’ils remplacent. Moins de services dispersĂ©s chez plusieurs grandes plateformes, plus de choses que je maĂźtrise directement.

J’ai aussi mis en place plusieurs sauvegardes chiffrĂ©es sur des stockages diffĂ©rents. Parce qu’hĂ©berger soi-mĂȘme ses donnĂ©es sans prĂ©voir ce qui se passe le jour oĂč le serveur tombe, ce n’est pas vraiment reprendre le contrĂŽle. C’est juste dĂ©placer le problĂšme.

Et des alertes qui me prĂ©viennent si quelque chose ne fonctionne plus. Le but n’est pas de passer mes journĂ©es Ă  surveiller le serveur, justement.

L’auto-hĂ©bergement a aussi son revers

Quand un service ne fonctionne plus, il n’y a pas de support à appeler.

C’est Ă  moi de comprendre ce qui s’est passĂ©, de corriger, de faire les mises Ă  jour et de vĂ©rifier que tout repart correctement. Il m’est dĂ©jĂ  arrivĂ© de passer beaucoup plus de temps que prĂ©vu sur un problĂšme qui semblait pourtant banal au dĂ©part.

Mais c’est aussi une grosse partie de ce que j’aime dans cette dĂ©marche. J’ai appris Ă©normĂ©ment en trois ans simplement parce que j’ai dĂ» comprendre ce que j’utilisais.

Et surtout, je ne vois plus mes services de la mĂȘme maniĂšre. Avant, j’utilisais une application sans vraiment me demander oĂč partaient les donnĂ©es ou comment elles Ă©taient stockĂ©es. Aujourd’hui, je me pose beaucoup plus souvent la question.

Google est presque sorti de mon quotidien

Aujourd’hui, mon seul vrai usage de Google reste YouTube.

Quand une vidĂ©o est disponible sur PeerTube, je prĂ©fĂšre la regarder lĂ -bas. Le problĂšme n’est pas l’absence d’alternative. PeerTube existe, fonctionne bien et rĂ©pond trĂšs bien Ă  ce besoin.

Le problùme, c’est le contenu.

Beaucoup de créateurs que je suis publient uniquement sur YouTube. Tant que ce sera le cas, il restera difficile pour moi de supprimer complÚtement ce dernier usage.

Pour tout le reste, Google a quasiment disparu de mon quotidien.

Meta est plus difficile Ă  quitter

Messenger et WhatsApp sont un autre problÚme, parce que cette fois, ça ne dépend pas seulement de moi.

De mon cĂŽtĂ©, j’ai dĂ©jĂ  dĂ©placĂ© leur usage vers Matrix grĂące Ă  des ponts. Les messages passent encore par Messenger ou WhatsApp, mais ils sont relayĂ©s vers mon serveur Matrix. Je peux donc recevoir les conversations et y rĂ©pondre depuis le mĂȘme endroit, sans ouvrir constamment les applications de Meta.

Pour mes proches, rien ne change. Ils continuent Ă  m’écrire sur Messenger ou WhatsApp comme avant.

C’est pratique, mais ce n’est pas encore une vraie sortie de Meta. Tant que les messages passent par leurs serveurs, la dĂ©pendance est toujours lĂ .

La partie technique est donc dĂ©jĂ  rĂ©glĂ©e. La difficultĂ© maintenant, c’est de convaincre les personnes avec lesquelles j’échange rĂ©guliĂšrement de passer elles aussi sur Matrix.

Et ça, je pense que ce sera beaucoup plus long que d’installer un serveur.

Mon objectif reste de sortir complĂštement des GAFAM

Mon but Ă  terme est bien de me passer Ă  100 % des GAFAM.

Je ne cherche pas Ă  le faire rapidement ni Ă  cocher des cases pour pouvoir dire que je n’utilise plus Google, Apple, Meta, Amazon ou Microsoft. Ce qui m’intĂ©resse, c’est de trouver des solutions que je peux rĂ©ellement garder sur la durĂ©e.

Je n’ai pas non plus envie de quitter Google pour remettre toutes mes donnĂ©es chez une autre grosse entreprise et recrĂ©er exactement la mĂȘme dĂ©pendance ailleurs.

C’est pour ça que je mĂ©lange aujourd’hui plusieurs approches. Certains services restent chez Proton parce que ça me convient. D’autres tournent sur mon VPS parce que je prĂ©fĂšre les gĂ©rer moi-mĂȘme.

Le choix est devenu plus important que le fait de tout faire absolument tout seul.

Quand je regarde oĂč j’en Ă©tais il y a trois ans, le changement est quand mĂȘme important. Google n’occupe quasiment plus de place dans mon quotidien. Meta ne subsiste plus que parce que mes proches y sont encore. Une bonne partie de mes services tourne maintenant sur mon propre serveur.

Le chemin n’est pas terminĂ©, loin de lĂ , mais l’objectif reste le mĂȘme, arriver un jour Ă  me passer complĂštement des GAFAM.

Et vous, vous en ĂȘtes oĂč de votre cĂŽtĂ© ? Est-ce que vous avez dĂ©jĂ  remplacĂ© certains services, commencĂ© Ă  auto-hĂ©berger, ou est-ce que tout ça vous paraĂźt encore trop compliquĂ© ?

 
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from Les carnets d'EricMSM

Introduction

La vallĂ©e de la PrĂŒm, comme d’autres a subi d’importantes dĂ©vastations lors des terribles inondations de juillet 2021. Je n’étais pas encore retournĂ© dans la rĂ©gion depuis la catastrophe mais une journĂ©e chaude juillet 2026 m’a donnĂ© envie d’un peu de fraĂźcheur que j’ai pu trouvĂ© dans les gorges nombreuses entourant les chemins et sentiers Ă©troits dans le parc naturel du Sud de l’Eifel et du parc naturel du Teufelschlucht (Gorge du diable).

Une balade de 12 kilomĂštres Ă  travers des sites incroyables et oĂč il faudra parfois se faire tout petit et oĂč il faudra parfois repousser un peu ses limites mais l’effort sera rĂ©compensĂ© et vous laissera un souvenir pour un bon moment!

AccĂšs Ă  la balade

Comme pour toutes les balades de ce blog, elle est accessible en transports publics. Irrel est desservie par des lignes rĂ©guliĂšres d’autobus venant de Luxembourg (Kirchberg) ou de TrĂšves (Trier) que l’on empruntera jusqu’à Irrel ZOB (gare des Bus)

Deux autobus Ă  quai Ă  la gare des bus Ă  Irrel

De lĂ , on rejoindra le dĂ©but de la balade en passant par le centre de la commune oĂč l’on trouvera des Ă©tablissements horeca et supermarchĂ©s Ă  proximitĂ©.

On ne manquera le tricĂ©ratops exposĂ© sur un petit square, il veut attirer l’attention sur un parc rĂ©crĂ©atif situĂ© Ă  Ernzen (la balade passe Ă  proximitĂ©) consacrĂ© Ă  ces animaux gĂ©ants qui ont peuplĂ© la terre bien avant les humains.

Un tricératops factice sur un square dans le centre d'Irrel. A l'arriÚre plan, une boite à livres.

On quittera Irrel en direction des cascades en suivant d’abord la L4 (PrĂŒmzurlayer Str.) et une fois passĂ© sous la route B410, on prendra le petit sentier sur la gauche.

Un sentier étroit à proximité de la riviÚre et bordé d'arbres

BientĂŽt, on arrivera au nouveau pont suspendu au-dessus de la PrĂŒm qui remplace l’ancien pont de bois emportĂ© par les intempĂ©ries de juillet 2021. Un vestige est encore visible et permettra de voir Ă  peu prĂšs comment Ă©tait la vue avant 2021.

Les vestiges de l'ancien pont de bois

Les cascades de la PrĂŒm depuis le bas de l'ancien pont

On reviendra sur ses pas et cette fois, nous emprunterons le pont suspendu pour franchir la riviÚre non sans avoir regardé le chaos rocheux qui cause les cascades (moins impressionnantes que dans mon souvenir mais sans doute du aux intempéries qui ont modifié la vallée de fond en comble).

Le pont suspendu au-dessus de la PrĂŒm et des cascades

La PrĂŒm vue depuis le pont suspendu

Une fois passé le pont, on aura notre premiÚre ascension.

Un sentier et un escalier qui permet de réaliser la premiÚre ascension de la balade

Tout en suivant le chemin, nous allons continuer Ă  monter progressivement en empruntant des chemins qui se faufilent dans les formations rocheuses impressionnantes.

sentier Ă  travers les formations rocheuses

Sentier étroit à travers les formations rocheuses

Nous allons bientĂŽt arriver Ă  un premier passage oĂč il faudra se faire tout petit! Oui, il va falloir passer par l’étroit passage juste Ă  cĂŽtĂ© du rocher de droite (celui oĂč il y a le marquage, c’est le petit triangle sombre que l’on voit sur la photo).

Le sentier arrivant Ă  un endroit oĂč il faudra se faufiler dans une crevasse

Le chemin étroit à travers les roches une fois passé la porte d'entrée.

AprĂšs ce premier passage, on poursuit par des sentiers Ă©troits et au dĂ©tour de l’un d’eux, on atteint un joli point de vue sur Irrel.

Vue panoramique sur Irrel dans la vallĂ©e de la PrĂŒm

Le chemin monte et descend offrant par moment des vues saisissantes.

Vue sur les formations rocheuses depuis un promontoire.

Et finalement, nous atteignons le point d’orgue de cette balade : le Teufelschlucht (la gorge du diable). Il nous faudra d’abord gravir ces marches et passer sous cette Ă©norme roche suspendue.

Les escaliers qui mÚnent au Teufelschlucht et qui passent sous une énorme roche suspendue.

Et voici notre deuxiĂšme passage oĂč il va falloir se faire tout petit. Nous allons rĂ©ellement entrer dans la gorge qui est trĂšs profonde. La tempĂ©rature y est 2 Ă  3 degrĂ©s plus fraĂźche! Il faut faire attention Ă  ne pas se faire croquer!

L'entrée de la gorge du diable, un passage trÚs étroit.

A l'intérieur de la gorge du diable, on peut se rendre compte de la hauteur de la gorge.

Une fois ressorti, on pourra, soit continuer directement vers Echternach, soit faire un petit crochet vers la maison du parc naturel oĂč l’on pourra boire ou manger quelque chose et oĂč l’on pourra visiter une exposition sur le parc naturel. A quelques centaines de mĂštres de lĂ  se trouve aussi le parc Ă  dinosaures.

La sortie de la gorge du diable.

AprĂšs une pause de midi bien mĂ©ritĂ©e Ă  l’une des tables Ă  proximitĂ© de la maison du parc et un rafraĂźchissement, nous reprenons le chemin d’oĂč nous sommes venus et laissant la gorge du diable Ă  notre gauche, nous poursuivons notre route vers Echternach. Cette partie est nettement moins frĂ©quentĂ©e mais pas moins jolie et ici aussi, escaliers, sentiers Ă©troits se succĂšdent.

Chemin étroit dans les formations rocheuses

Le sentier est parfois trÚs étroit.

Nous finirons par arriver Ă  route que nous longerons par le sentier amĂ©nagĂ© le long de la route nous offrant la protection nĂ©cessaire. On fera nĂ©anmoins trĂšs attention au moment de traverser celle-ci dans une courbe. Il n’y a pas Ă©normĂ©ment de trafic mais certains automobilistes roulent vite!

Un sentier le long d'une route avec des barriĂšres de protection.

Une fois la route traversĂ©e, nous poursuivons le chemin en suivant le balisage qui nous mĂšnera Ă  EchternacherbrĂŒcke (sur la rive allemande de la SĂ»re). Avant de rejoindre la vallĂ©e, on peut faire un dĂ©tour par la chapelle Saint-Liborius, perchĂ©e sur le haut des falaises et dominant la vallĂ©e de la SĂ»re. Outre un moment de rĂ©pit bienvenu, on aura une assez belle vue sur Echternach.

La chapelle Saint-Liborius sur les hauteurs d'Echternach du cÎté allemand.

Un des trois points de vue sur la vallée de la Sûre depuis les hauteurs à proximité de la chapelle St-Liborius.

Un dernier escalier nous ramÚnera dans la vallée de la Sûre.

Un sentier en forme d'escalier pour redescendre vers EchternaerbrĂŒcke

ArrivĂ©s en bas, il ne nous reste plus qu’à passer le pont qui enjambe la SĂ»re. La frontiĂšre se situe Ă  peu prĂšs au centre prĂšs de la statue de Jean Bertels, pĂšre-abbĂ© d’Echternach au XVIe siĂšcle et auteur d’une histoire du Grand-DuchĂ© de Luxembourg.

On remarquera aussi avant le pont, l’ancien bureau de la douane transformĂ© en distributeur de billets de banque.

L'ancien bureau de la douane Ă  EchternaerbrĂŒcke

La statue de Jean Bertels au milieu du pont sur la Sûre.

ArrivĂ© de l’autre cĂŽtĂ©, nous dĂ©couvrons l’ancienne douane luxembourgeoise. Nous sommes arrivĂ©s Ă  Echternach oĂč l’on trouvera moult cafĂ©s, restaurants et autres salons de dĂ©gustation pour assouvir toutes les envies! On trouvera Ă©galement, dans la rue piĂ©tonne principale, une petite Ă©picerie oĂč l’on trouvera bouteilles d’eau, snacks et autres encas.

L'ancienne douane luxembourgeoise Ă  Echternach et divers panneaux routiers et informationnels

Echternach est cĂ©lĂšbre pour sa procession dansante. Chaque annĂ©e, le mardi de la PentecĂŽte, des milliers de pĂšlerins arrivent du Luxembourg, d’Allemagne, de Belgique et d’ailleurs. C’est la derniĂšre du genre en Europe et elle est classĂ©e au patrimoine culturel immatĂ©riel de l’UNESCO. Le pas de danse est particulier : il consiste Ă  faire un pas en avant et deux pas en arriĂšre en sautillant au son des harmonies.

Le pavillon de la douane luxembourgeoise

Echternach est une des plus anciennes ville du Grand-DuchĂ© de Luxembourg et est internationalement connue par son abbaye et sa procession dansante, comme nous l’avons Ă©crit ci-avant, abbaye qui a Ă©tĂ© fondĂ©e au 7 siĂšcle par Saint-Willibrord, un moine anglais venu Ă©vangĂ©liser ces contrĂ©es. Mais l’origine de la ville est encore plus ancienne puisqu’il y a une villa romaine situĂ©e au bord du lac de la ville et la premiĂšre Ă©glise de la ville, dĂ©diĂ©e Ă  Pierre et Paul est construite sur un ancien castellum romain. Il existe un circuit urbain pour dĂ©couvrir tout ce que la petite ville de moins de 6000 habitants Ă  offrir. On trouvera toutes les informations Ă  l’office du tourisme Ă  proximitĂ© de la basilique et sa crypte du VIIIe siĂšcle.

La statue de Saint-Willibrord, le fondateur de l'abbaye d'Echternach Ă  l'arriĂšre de celle-ci.

L'entrée de la basilique d'Echternach

AprĂšs avoir dĂ©gustĂ© un rafraĂźchissement Ă  l’une des terrasses sur le “Maart”, il ne nous restera plus qu’à rejoindre la gare des autobus, Ă  la sortie de la ville. Dans le passĂ©, elle Ă©tait prĂšs de la SĂ»re et occupait l’emplacement de l’ancienne gare ferroviaire de la ligne qui reliait jadis EttelbrĂŒck Ă  Wasserbillig en longeant la SĂ»re. Aujourd’hui, il ne reste que la courte portion d’Ettelbruck – Diekirch qui est exploitĂ©e, le reste du tracĂ© est un chemin du rail cyclable et pĂ©destre. De la gare des bus, nous pourrons prendre un bus pour rejoindre le Kirchberg Ă  Luxembourg-ville, Wasserbillig ou encore Ettelbruck.

La gare des bus d'Echternach

Le tracé de la balade

Comme de coutume, le tracĂ© peut-ĂȘtre tĂ©lĂ©chargĂ© sous forme de trace GPX pour utilisation sur votre smartphone. Cliquez sur la carte pour ouvrir le lien (clic droit pour ouvrir dans un nouvel onglet).

Carte de la balade

Liens utiles et pour aller plus loin

English summary

This article talks about a hike from the little German town of Irrel in the PrĂŒm valley to the small town of Echternach in the Grand-Duchy of Luxembourg. It goes through the rocks formations that are numerous and impressive in the area and the most impressive of it there : the Devil’s throat. Small paths and lots of stairs to go up and down are the particularity of this hike. Sometimes you have to crop yourself to get through the small entrances.

The hike is easily accessible by bus.

The small town of Echternach, the oldest in the Grand-Duchy of Luxembourg, is worth a visit and has many historical buildings like the Abbey Church or the roman Villa.

Echternach is also known for its dancing procession, which is held every year on Pentecost’s Tuesday.

For a more detailed text, you can use the automatic translation tool of your browser.

#Randonnée #RandoSansAuto #Hiking #Blog #Blogging #VisitLuxembourg #VisitEifel

 
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from Journal d'un libre-penseur chrétien

Introduction

Ayant Ă©voquĂ© ce texte rĂ©cemment lors d’une discussion autour d’un article de blog publiĂ© par un ami et les rĂ©ponses qui s’en sont suivies et par le fait que la lecture “continue” de la bible dans “Pain Quotidien” entame ce 16 septembre la lecture et le commentaire de ce livre, une coĂŻncidence qui me donne l’occasion de me pencher sur un texte peu connu et pourtant omniprĂ©sent et d’une actualitĂ© brĂ»lante!

“Vanitas vanitatum et omnia vanitas”

Cette locution latine, que l’on peut traduire par “vanitĂ© des vanitĂ©s, tout n’est que vanitĂ©â€, tout le monde l’a entendue au moins une fois dans sa vie mais qui sait qu’il s’agit du second verset du livre de l’EcclĂ©siaste (ou QohĂ©let), un des livres sapientiaux de l’ancien testament?

La rĂ©daction de ce livre est traditionnellement attribuĂ©e au roi Salomon, fils du roi David, qui a rĂ©gnĂ© au Xe siĂšcle avant notre Ăšre et par consĂ©quent, l’écrit daterait de la mĂȘme pĂ©riode. NĂ©anmoins, plusieurs experts voient trois parties distinctes dans la rĂ©daction et donc au moins trois rĂ©dacteurs. Quant Ă  la date de rĂ©daction, elle pourrait ĂȘtre plus rĂ©cente (IVe-IIe siĂšcles avant notre Ăšre). Certains y voient un dialogue entre la vanitĂ©, la sagesse et Dieu pour y expliquer certaines contradictions du texte (optimisme, pessimisme prĂ©sents dans le texte).

Quand un texte antique est d’actualitĂ©

On pourrait penser que ces textes anciens n’ont plus grand chose avec notre Ă©poque moderne et pourtant, ce premier chapitre divisĂ© en deux parties : le cycle de la vie et la sagesse humaine offrent de saisissants parallĂšles avec notre sociĂ©tĂ© moderne et apportent peut-ĂȘtre aussi des rĂ©ponses Ă  nos interrogations.

Pour le texte biblique, je reprends, comme d’habitude la version Segond 21 Ă©ditĂ©e par la sociĂ©tĂ© biblique de GenĂšve qui est ma rĂ©fĂ©rence habituelle car il s’agit d'une traduction de l’original avec les mots d’aujourd’hui, ce qui peut expliquer des diffĂ©rences avec d’autres traductions.

Comble de l’inconsistance, dit l’EcclĂ©siaste, comble de l’inconsistance, tout n’est que fumĂ©e !

Ce verset est une autre traduction du paragraphe prĂ©cĂ©dent mais le sens en est plus rĂ©vĂ©lateur me semble-t-il. Dans nos vies, on nous impose, on nous formate, on nous encourage Ă  faire un maximum d’expĂ©riences, de tout vivre, tout dĂ©couvrir
 c’est encore plus vrai pour ceux qui sont parents
 Que d’injonctions envers eux Ă  propos de leur progĂ©niture
 Il faut un tas d’activitĂ©s mais pour quoi? Souvent, on se lance Ă  corps perdu dans une activitĂ© pour au final l’abandonner trĂšs vite


Quel avantage l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?

Question existentielle si l’en est! Pourquoi se donner tant de peine? Si c’est pour une satisfaction personnelle, c’est plutĂŽt positif je trouve mais si c’est pour faire comme tout le monde ou pour ĂȘtre bien vu de son patron, de ses amis, de sa famille, est-ce que l’on en retire la mĂȘme satisfaction? Cela peut paraĂźtre Ă©gocentrique voire Ă©goĂŻste mais faire quelque chose dans le seul but d’ĂȘtre acceptĂ© de ses pairs n’est-il pas la chose la plus affligeante qui soit? Tout ce qui rend notre vie meilleure et nous fait nous sentir bien est une bonne chose, il n’y a pas de honte Ă  avoir pour autant que ça ne serve pas Ă  asservir les autres ou Ă  s’isoler des autres, si cela nous permet de faire profiter d’autres de nos dĂ©couvertes, de nos expĂ©riences, c’est une trĂšs bonne chose. Tout ce que l’on fait devrait avoir un seul but : faire profiter le bien commun (et pour les protestants : Soli gloria Deo – la gloire seule Ă  Dieu)

Une gĂ©nĂ©ration s’en va, une autre arrive et la terre est toujours lĂ .

C’est un des plus grands malheurs de l’humain
 en tout cas pour ceux qui se croient indispensables ou qui pensent que le monde ne tournera plus sans eux
 rien n’est plus faux Ă©videmment et plus vite, on s’en rendra compte, mieux nous nous porterons. J’entends souvent des personnes parler de leur peur concernant ce qu’il arrivera de leurs biens Ă  leur mort (j’en ai fait partie!)
 ArrĂȘtons donc de nous inquiĂ©ter pour nos bien matĂ©riels que l’on accumule avec le temps et qui, au mieux, finiront dans les archives d’un musĂ©e, au pire Ă  la dĂ©chetterie
 c’est dur mais c’est la rĂ©alitĂ©!

C’est comme d’avoir peur de la fin du monde. Je comprends que c’est angoissant au vu de ce que nous vivons en notre Ă©poque mais avoir peur ne rĂ©soudra rien
 et mĂȘme si nous devions disparaĂźtre de la surface de la planĂšte, elle continuera d’exister et dans quelques dizaines milliers d’annĂ©es, l’humain ne sera plus qu’un vague souvenir
 Nous ne serons pas les premiers Ă  disparaĂźtre ni les derniers sans doute
 nous serons juste les premiers Ă  avoir compris ce qui nous arrive et ne rien faire pour l’empĂȘcher
 mais une fois encore, avoir peur ne va rien rĂ©soudre


Le soleil se lĂšve, le soleil se couche, il soupire aprĂšs l’endroit d’oĂč il se lĂšve de nouveau.

Un parole pleine de bon sens et immuable, le soleil se lĂšve toujours Ă  l’est et se couche Ă  l’ouest. Rien de magique Ă  cela, c’es du Ă  la rotation de la terre sur elle-mĂȘme. Les anciens ne le savaient pas mais plus que le sens propre Ă  cette parole, c’est le sens mĂ©taphysique qui est intĂ©ressant : il est des choses immuables sur cette terre et quand bien mĂȘme nous voudrions les changer, cela nous serait impossible!

Le vent se dirige vers le sud, tourne vers le nord, puis il tourne encore et reprend les mĂȘmes circuits.

De nouveau, les anciens avaient une intuition qui s’est vĂ©rifiĂ©e avec le temps, les vents suivent des courants sur la planĂšte. A l’échelle humaine, c’est que finalement, nous aussi, nous suivons souvent des itinĂ©raires que nous reproduisons inlassablement
 ne dit-on pas chassez le naturel, il revient au galop? C’est un peu dans ce sens que je vois ce verset. On ne s’en rend pas souvent compte mais nous tournons souvent en rond et lorsque nous prenons des rĂ©solutions, comme au nouvel an par exemple, trĂšs vite, nous retombons dans nos anciennes habitudes? Il est trĂšs difficile de rompre dĂ©finitivement ces routines
 Ces rechutes sont nĂ©anmoins source d’espoir car on peut tenter Ă  l’infini et on peut espĂ©rer changer pour de bon Ă  la fin mais ce verset sonne comme un rappel Ă  l’ordre et Ă  la rĂ©alitĂ©.

Tous les fleuves vont à la mer, mais la mer n’est pas remplie et ils continuent d’aller vers leur destination.

Ici aussi, les anciens n’avaient que des intuitions et avaient, sans le comprendre, mis au jour le cycle de l’eau sauf qu’ils n’avaient pas encore (?) saisi que c’est la mĂȘme eau qui se recycle infiniment.

A notre Ă©chelle, je dirais, que quelque soit le chemin de vie que l’on emprunte, on arrivera Ă  la mĂȘme et unique destination pour chaque ĂȘtre vivant : la mort! C’est notre destination commune et personne n’y Ă©chappe mĂȘme les plus riches, mĂȘmes les plus mauvais ou les meilleurs des humains.

Tout est en mouvement, plus qu’on ne peut le dire. L’Ɠil ne sera jamais rassasiĂ© de voir et l’oreille ne sera jamais remplie au point de ne plus pouvoir Ă©couter.

Il est difficile pour nous humains d’apprĂ©hender certains mouvements, ainsi, notre planĂšte se dĂ©place Ă  prĂšs de 30 km/sec mais nous ne sentons rien pas plus que nous ne sentons qu’elle tourne sur elle mĂȘme! Tout l’univers est en mouvement tel un mĂ©canisme gĂ©ant d’horlogerie parfaitement rĂ©glĂ©. DĂ©cidĂ©ment, le rĂ©dacteur de ce texte avait beaucoup d’intuition sur les phĂ©nomĂšnes physiques et naturels du monde qui l’entourait!

La seconde partie du verset rĂ©sonne particuliĂšrement en moi et par rapport Ă  ce que j’ai lu ailleurs. Le besoin de tout savoir, l’envie de dĂ©couvrir de nouvelles choses, la boulimie d’information, d’apprentissage, la curiositĂ© sans fin ne peuvent jamais ĂȘtre entiĂšrement satisfaites car il est impossible de tout savoir, de tout comprendre, de tout faire. Il y aura toujours quelque chose de nouveau Ă  voir et Ă  entendre mais devons-nous obligatoirement nous enfoncer dans tous les sujets qui nous intĂ©ressent au point que cela ne devienne indigeste? Un esprit curieux et les personnes hyperactives le savent mieux que quiconque, on a jamais fini de faire le tour de la question et une rĂ©ponse engendre dix nouvelles questions
 , on dĂ©couvre presque quotidiennement un nouveau sujet d’exploration, cela peut devenir problĂ©matique avec le temps. J’en sais quelque chose, ayant Ă©tĂ© moi-mĂȘme touchĂ© par cette boulimie et cela demande un effort quasi surhumain de se dĂ©faire de cette manie morbide. Oui, morbide car elle peut engendrer du mal-ĂȘtre. Les algoritmes de suggestion sur certaines plateformes par exemples, sont des armes redoutables en ce sens qu’outre le fait qu’ils vous enferment dans des bulles, ils vous proposent Ă  l’infini de nouveaux contenus


L’actualitĂ© peut aussi ĂȘtre une source de stress, surtout dans le monde anxiogĂšne dans lequel nous vivons et pour peu que l’on soit curieux et qu’on ait envie de comprendre, on peut lĂ  aussi se perdre dans les mĂ©andres de la boulimie informationelle et finir par ĂȘtre victime de fatigue informationnelle ou mĂȘme ĂȘtre en Ă©tat de dĂ©sespĂ©rance.

Sachant que nos oreilles, nos yeux (et notre cerveau) ne sont jamais rassasiĂ©s, il faut mettre en place des mĂ©canismes pour nous protĂ©ger et le meilleur moyen est de se limiter, de ne pas chercher Ă  tout savoir, se contenter des rĂ©ponses qu’un ami vous donne sur un sujet et Ă©ventuellement en discuter avec lui si des points sont obscurs mais en tout Ă©tat cause, limiter les temps d’exposition Ă  tous les contenus qui pullulent sur Internet. Internet est Ă  la fois formidable et diabolique! Avant Internet, on avait que la tĂ©lĂ©, la radio et les journaux pour nous informĂ©s en plus des livres savants que l’on pouvait acheter ou consulter Ă  la bibliothĂšque publique ou scolaire. Aujourd’hui, on a accĂšs Ă  un nombre infini de contenus et d’informations et notre cerveau ne peut plus faire le tri tant il est sollicitĂ©, il risque l’implosion!

Je ne dis pas qu’il ne faut s’intĂ©resser Ă  des sujets et ne pas ĂȘtre curieux mais il faut savoir poser des limites Ă  ce cerveau qui n’en a jamais assez pour notre bien!

Ce qui a existĂ©, c’est ce qui existera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Si l’on dit Ă  propos de quelque chose : « Regarde ceci, c’est nouveau », en rĂ©alitĂ© cela existait dĂ©jĂ  dans les siĂšcles prĂ©cĂ©dents.

On ne se souvient pas de ce qui est ancien, et ce qui arrivera par la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard.

Ces trois versets sont plus obscurs mais je pense que dans l’ensemble, ils sont assez cohĂ©rents et si l’on regarde froidement l’histoire humaine, force est de constater que de tout temps il y a eu quelques personnages qui ont marquĂ© (en bien mais souvent en mal) leur Ă©poque, que l’histoire humaine est un Ă©ternel recommencement avec des avancĂ©es et aussi des retours de bĂątons et que l’humain, malgrĂ© toutes ses capacitĂ©s a tendance ne pas retenir les leçons du passĂ©.

Notre sociĂ©tĂ© nous en donne des exemples chaque jour
 au point d’alimenter des parallĂšles avec des situations dĂ©jĂ  vĂ©cues
 parallĂšles parfois scabreux d’ailleurs mais c’est un autre dĂ©bat.

Ce premier chapitre se termine par les paroles de l’EcclĂ©siaste qui rĂ©sume les versets prĂ©cĂ©dents sous l’angle de son expĂ©rience personnelle :

La sagesse humaine

12 Moi, l’EcclĂ©siaste, j’ai Ă©tĂ© roi d’IsraĂ«l Ă  JĂ©rusalem. 13 J’ai appliquĂ© mon cƓur Ă  rechercher et Ă  explorer par la sagesse tout ce qui se fait sous le ciel : c’est une occupation pĂ©nible que Dieu rĂ©serve aux humains. 14 J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil et j’ai constatĂ© que tout n’est que fumĂ©e et revient Ă  poursuivre le vent. 15 Ce qui est courbĂ© ne peut pas se redresser et ce qui manque ne peut pas ĂȘtre comptĂ©. 16 Je me suis dit : « J’ai augmentĂ© et dĂ©veloppĂ© la sagesse plus que tous ceux qui ont dominĂ© avant moi sur JĂ©rusalem, et mon cƓur a vu beaucoup de sagesse et de connaissance. » 17 J’ai appliquĂ© mon cƓur Ă  connaĂźtre la sagesse, mais aussi la folie et la stupiditĂ©. J’ai dĂ©couvert que cela aussi, cela revient Ă  poursuivre le vent. 18 En effet, avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa connaissance augmente sa souffrance.

Ecclésiaste 1 (Segond 21) https://app.bible.ch/CA6B

Je retiens surtout le verset 18 car il est on ne peut plus vrai. En effet, le sage ne peut que pleurer face Ă  la dĂ©solation qui nous entoure : les guerres, les famines, les gĂ©nocides, la crise climatique, la prĂ©caritĂ© dans nos villes et nos campagnes, 
 et celui qui cherche des rĂ©ponses, des explications, qui cherche Ă  comprendre ne peut que souffrir de constater qu’il est bien impuissant face Ă  la marche du monde.

Que faire alors? Laisser tomber? Non, certainement pas mais ĂȘtre conscient que l’on ne pourra pas, seul, changer le monde, que l’on a des moyens limitĂ©s dont il faut user car le dĂ©faitisme n’est pas une option mais en veillant Ă  se prĂ©server soi-mĂȘme car, croyez-en mon expĂ©rience, il n’y aura personne ou presque le jour oĂč vous irez mal et il est des chutes trĂšs douloureuses dont on se remet difficilement et au prix d’efforts titanesques! Mais, on peut en sortir et vivre sereinement et pleinement investi dans le monde qui nous entoure sans se laisser emporter par la vague!

Et Dieu dans tout ça?

VoilĂ  une bonne question! Pour le protestant libĂ©ral et libre-penseur que je suis, loin de tous les dogmes de l’église catholique, la question de Dieu est secondaire. Je ne suis mĂȘme pas sĂ»r qu’il existe, du moins pas dans la forme que l’on aime Ă  lui donner, c’est-Ă -dire, un veil homme barbu perchĂ© dans le ciel et qui compte mes fautes pour me juger au jour de ma mort. Non, pour moi, Dieu est un concept abstrait, une vue de l’esprit, une Ă©tincelle d’éternitĂ© prĂ©sente au fond de mon Ăąme et de mon corps. Ne sommes-nous pas tous de la poussiĂšre d’étoile, formĂ©s d’atomes qui se composent, se dĂ©composent et se recomposent? Qu’ont Ă©tĂ© mes atomes avant que je ne sois qui je suis?

Dieu, j’en ai fait l’expĂ©rience, au fond de moi, dans cette Ă©glise abbatiale, en 2011, il y a prĂšs de quinze ans (j’en ai parlĂ© ailleurs). En fait, on ne peut rencontrer Dieu que lorsqu’on est face Ă  soi-mĂȘme, au plus profond et totalement dĂ©muni, que l’on a plus rien Ă  perdre. C’est lĂ , au fond de soi qu’on le trouve et qu’il nous attend. JĂ©sus est le chemin vers le PĂšre dit-on et c’est une des rares choses de la religion que j’admets : le chemin d’humilitĂ© et d’amour du prochain est le seul chemin pour parvenir Ă  Dieu et l’enseignement de JĂ©sus (qu’il soit vĂ©ridique ou inventĂ© de toute piĂšce, peut importe) est le moyen.

Alors, Ă  ceux qui attendent et questionnent Dieu pour savoir pourquoi, il n’intervient pas, qu’il ne rĂ©pond pas, je voudrais dire qu’ils peuvent attendre trĂšs longtemps encore, il ne se manifestera pas car ce n’est pas un ĂȘtre, c’est l’incréé qui est au fond de chacun de nous, c’est lĂ  qu’est la force du changement.

Ces propos sont trĂšs gnostiques et cette conclusion est inspirĂ©e par ma lecture de l’évangile de Thomas, un des Ă©vangiles apocryphes trouvĂ© dans les grottes de Qumran et dont je termine la lecture. Un Ă©vangile dont j’aurai l’occasion de parler prochainement et qui permettra, Ă  vous mes lecteurs, de mieux comprendre ce que je viens d’écrire ci-avant.

Conclusion

Le premier chapitre du livre de l’Ecclesiaste, un texte qui a entre 2500 et 3000 ans, rĂ©vĂšle des vĂ©ritĂ©s immuables et montre combien les anciens avaient des intuitions sur le monde qui les entourait. Beaucoup de ces constatations, remarques, conseils sont toujours d’actualitĂ© dans notre XXIe siĂšcle perturbĂ© et nous invite Ă  nous poser et Ă  nous poser certaines questions sur le dĂ©roulement de notre vie et la vanitĂ©, l’inconstance de tout ce qui nous entoure


C’est aussi une rĂ©ponse de sagesse face aux injonctions de notre sociĂ©tĂ© moderne de performance, de culte de la personnalitĂ©, d’optimisation de tout et de rien et une invitation Ă  dire STOP quand ça va trop loin.

Alors oui, le sage est probablement plus triste que les autres et celui qui augmente sa connaissance souffre plus que celui qui se contente de vivre sa vie sans se poser de question mais la sagesse pourra nous aider aussi à avancer mais sans se brûler les ailes.

 
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from Libres Ébats

Avant mes vacances cet été, j'étais épuisé.

Je continuais pourtant à travailler, à remplir mes journées et à faire ce que j'avais à faire. Rien de suffisamment spectaculaire pour me faire penser que j'avais atteint une limite. Tant que je pouvais continuer, je considérais finalement que tout allait encore à peu prÚs bien.

Puis une infection s'est déclarée au début de mes vacances et, plusieurs semaines plus tard, j'ai toujours du mal à m'en débarrasser complÚtement.

Je ne vais évidemment pas prétendre que ma fatigue a provoqué cette infection, ce serait beaucoup trop simpliste. En revanche, l'enchaßnement m'a obligé à regarder autrement l'état dans lequel j'étais arrivé à cette période. Mon corps était déjà fatigué depuis un moment et, comme souvent, j'avais préféré continuer plutÎt que ralentir. 

Chez moi, la performance n'a jamais vraiment consistĂ© Ă  vouloir ĂȘtre meilleur que les autres. Elle consiste plutĂŽt Ă  tenir, Ă  ĂȘtre disponible, Ă  faire ce qui doit ĂȘtre fait et Ă  Ă©viter de montrer lorsque quelque chose devient trop lourd.

À 42 ans, je me rends compte Ă  quel point cette maniĂšre de fonctionner correspond aussi Ă  ce que l'on apprend traditionnellement aux hommes. Être solide, encaisser, travailler, assurer matĂ©riellement et Ă©motionnellement, ne pas trop se plaindre et surtout ne pas donner l'impression que l'on perd le contrĂŽle.

J'en ai déjà beaucoup parlé ici à propos du silence des hommes. La performance en est finalement une autre facette.

Celui qui arrive épuisé au travail mais tient sa journée est considéré comme courageux. Celui qui ne compte pas ses heures est investi. Celui qui reste disponible pour tout le monde malgré ses propres problÚmes devient quelqu'un de fiable. On finit par porter son épuisement presque comme une preuve de sérieux.

Et le monde du travail ne fait évidemment rien pour nous décourager.

La *Hustle Culture*, cette valorisation permanente du travail, de l'efficacitĂ© et du dĂ©passement de soi, a simplement poussĂ© cette logique beaucoup plus loin. Il ne suffit plus de travailler, il faudrait ĂȘtre constamment en train de progresser, d'apprendre, d'entreprendre ou d'amĂ©liorer quelque chose.

Le productivisme a mĂȘme fini par sortir du bureau.

Notre temps libre doit lui aussi devenir utile. Il faudrait faire du sport, lire, apprendre une langue, avoir des projets, cultiver son rĂ©seau, manger correctement et dormir suffisamment pour ĂȘtre de nouveau performant le lendemain.

MĂȘme le repos commence Ă  ressembler au travail.

Le sommeil peut ĂȘtre mesurĂ©, notĂ© et optimisĂ©. Nos pas sont comptĂ©s, notre rythme cardiaque analysĂ©, notre temps d'Ă©cran surveillĂ©. Pris sĂ©parĂ©ment, ces outils peuvent Ă©videmment avoir leur utilitĂ©. Mais je trouve assez rĂ©vĂ©lateur que nous ayons rĂ©ussi Ă  appliquer les mĂȘmes mĂ©thodes de mesure Ă  notre corps qu'Ă  une chaĂźne de production.

Le temps mort devient presque suspect.

Il faut qu'il serve Ă  rĂ©cupĂ©rer, Ă  progresser ou Ă  prĂ©parer quelque chose. MĂȘme lorsque nous ne produisons rien, nous devons au moins optimiser notre capacitĂ© Ă  produire plus tard.

C'est peut-ĂȘtre l'une des rĂ©ussites les plus insidieuses du productivisme moderne. Il n'a mĂȘme plus besoin d'un patron derriĂšre nous pour nous demander d'ĂȘtre efficaces, nous avons intĂ©grĂ© nous-mĂȘmes le logiciel.

Je me reconnais assez facilement lĂ -dedans.

Lorsque quelque chose m'intĂ©resse, j'ai envie de comprendre, d'essayer et d'aller le plus loin possible. Cela peut ĂȘtre un livre, un projet informatique, un nouveau service ou un sujet politique. J'aime cette curiositĂ© et je n'ai aucune envie de m'en dĂ©barrasser, mais elle devient fatigante lorsque chaque centre d'intĂ©rĂȘt se transforme en nouveau projet. 

Je l'ai vu aussi avec ma consommation d'informations. Plus le monde m'inquiétait, plus je lisais, regardais des vidéos ou écoutais des podcasts, comme si accumuler suffisamment de connaissances allait finir par me rassurer. Cela a surtout réussi à ajouter de la fatigue à l'inquiétude.

Au fond, j'ai encore beaucoup de mal Ă  ne rien faire sans avoir l'impression de perdre mon temps.

Il y a toujours quelque chose à lire, un message auquel répondre ou un projet sur lequel avancer. Pendant longtemps, j'ai considéré le repos comme quelque chose qui arrivait une fois le travail terminé.

Le problÚme est assez évident, le travail n'est jamais terminé.

Il y aura toujours un mail, une tĂąche, une idĂ©e ou quelque chose qui pourrait ĂȘtre amĂ©liorĂ©.

C'est probablement cette logique que j'ai besoin de remettre en question aujourd'hui. Ralentir ne signifie pas devenir moins curieux ou renoncer Ă  faire des choses. Cela signifie peut-ĂȘtre simplement accepter que tout n'a pas besoin d'ĂȘtre accompli immĂ©diatement et que certaines heures n'ont pas besoin d'ĂȘtre rentabilisĂ©es.

C'est assez ironique lorsque je relis ce que j'Ă©crivais il y a quelques mois sur les hommes qui attendent d'ĂȘtre au bord du prĂ©cipice avant de commencer Ă  parler. Je sais depuis longtemps que l'on ne peut pas tirer indĂ©finiment sur la corde, mais savoir quelque chose intellectuellement ne signifie visiblement pas que l'on sait toujours l'appliquer Ă  soi-mĂȘme.

Mon burn-out et ma dépression m'avaient déjà montré ce qui arrive lorsque l'on ignore trop longtemps certains signaux. Cet été m'en a donné un nouveau rappel.

Je ne deviendrai probablement jamais quelqu'un qui passe des heures sans rien faire sans chercher une nouvelle occupation. Ce n'est tout simplement pas mon caractÚre. 

En revanche, je peux peut-ĂȘtre arrĂȘter de considĂ©rer la fatigue comme un obstacle Ă  surmonter et le repos comme une rĂ©compense qu'il faudrait avoir mĂ©ritĂ©e.

Finalement, le droit de ne pas ĂȘtre performant commence peut-ĂȘtre simplement lĂ , accepter que notre valeur ne dĂ©pend pas de ce que nous sommes capables de produire, de supporter ou d'accomplir.

Et rĂ©ussir Ă  s'arrĂȘter avant que le corps ne finisse par le dĂ©cider Ă  notre place.

 
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from Carnets intimes

Non, je ne vais pas parler de religion ici! Le titre de l’article m’est venu car c’est un peu ce que je ressens depuis quelques semaines.

Comme je l’ai expliquĂ© dans d’autres billets, outre un rapport Ă  mon corps problĂ©matique pendant de (trop) longues annĂ©es et mĂȘme si je m’en dĂ©fends, l’influence de l’environnement et des canons de beautĂ© y sont pour beaucoup. De plus, la prise de mĂ©dicaments a une influence sur la libido et provoque des dysfonctionnements Ă©rectiles. ConsĂ©quence : j’avais mis totalement entre parenthĂšse cet aspect de ma vie.

J’avais aussi un avis mitigĂ© sur le fait de partager des contenus intimes sur le web et me disais que ça n’intĂ©resserait personne. MalgrĂ© tout, et suite Ă  mes billets prĂ©cĂ©dents et les Ă©changes qui en ont suivi, je dĂ©cidai de me lancer mais pas sur le FĂ©diverse car je ne voulais pas mĂ©langer tout, d’autant qu’en deux ans de prĂ©sence, j’avais maintenu un profil classique et lisse.

Je me suis inscrit sur deux sites oĂč l’on peut poster ses photos et vidĂ©os personnelles et ai postĂ© mes premiers contenus. J’ai Ă©tĂ© Ă©tonnĂ© qu’ils trouvaient un certain Ă©cho et ai dĂ©couvert qu’il y avait d’autres gars comme moi. Peu Ă  peu, je me suis plus intĂ©ressĂ© aux contenus amateurs que pros (que je trouve de plus en plus insipides d’ailleurs et hyper formatĂ©s et ne parlons mĂȘme pas des contenus gĂ©nĂ©rĂ©s par l’IA, Tom of Finland faisait beaucoup mieux dans les annĂ©es 1970!).

Peu à peu, j’ai eu des contacts avec quelques gars et leurs messages et/ou commentaires me donnaient un peu plus confiance en moi et m’incitais à publier davantage.

Finalement, l’idĂ©e d’un compte alternatif sur le FĂ©diverse pour publier ce genre de contenus dans un environnement libre s’est peu Ă  peu imposĂ©. Une premiĂšre expĂ©rience sur Pixelfed m’a montrĂ© le mĂȘme phĂ©nomĂšne, j’ai reçu des commentaires positifs qui m’ont redonnĂ© peu Ă  peu confiance et surtout envie de me donner du plaisir tout en en donnant, peut-ĂȘtre, Ă  d’autres aussi. J’ai dĂ©couvert une multitude de profils et finalement je devais bien admettre que je ne suis pas le seul dans ma situation. Cela m’a aussi beaucoup apportĂ© et j’en profite pour remercier tous ceux qui interagissent avec moi depuis presque deux mois maintenant.

Peu Ă  peu, j’ai une petite communautĂ© de gars avec qui j’échange rĂ©guliĂšrement, certains en privĂ©, et c’est pour ça que je peux parler de rĂ©surrection.

Mon compte Pixelfed, je l’ai finalement conservĂ© et il sert dorĂ©navant de galerie pour les dessins Ă©rotiques ou explicites que je rĂ©alise. J’ai (re)dĂ©couvert le plaisir de dessiner des corps nus (lors de mes Ă©tudes, je n’aimais pas du tout ça!) et ayant une imagination assez fertile, il n’est pas rare de les voir s’animer dans ma tĂȘte (ou sur le papier aussi parfois!).

Mon compte alternatif sur Mastodon, lui me sert à relayer mes vidéos intimes et à partager avec mes abonnés des moments ou des photos intimes, non dans un esprit de compétition ou de comparaison mais qui invitent à la fantaisie, et chose nouvelle pour moi, le sexting.

J’y prends beaucoup de plaisir et mĂȘme si je suis encore loin d’avoir envie de contacts en rĂ©el, j’ai rĂ©appris Ă  apprĂ©cier mon corps et le plaisir en solitaire ou Ă  deux de maniĂšre virtuelle.

C’est aussi devenu mon jardin secret et il y a un cĂŽtĂ© excitant, il faut bien le dire, dans cette double vie. Quoi, je suis un coquin? Qui sait? A vous de le dĂ©couvrir ;–)

En tout cas, merci Ă  ceux qui me suivent et surtout Ă  ceux qui interagissent avec moi, vous me faites plus de bien que vous ne pourriez le penser!

 
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from Chroniques Autistes

Je viens d’avoir mon 2e rendez-vous avec la conseillĂšre en gĂ©nĂ©tique. J’ai Ă©tĂ© diagnostiquĂ©e l’annĂ©e derniĂšre avec un rare mutation gĂ©nĂ©tique qui porte le nom de PTEN.

C’est le nom du gĂšne qui fabrique la protĂ©ine qui joue un rĂŽle important dans le contrĂŽle de la croissance et de la division cellulaire. Il existe plusieurs syndromes de cette mutation, j’ai le syndrome de Cowden.

Pour les personnes porteuse de cette mutation il y a des risques de dĂ©velopper des tumeurs bĂ©nignes et malignes touchant gĂ©nĂ©ralement les seins, l’utĂ©rus, la thyroĂŻde, le colon, l’endomĂštre, les reins et la peau. Mais n’importe quelle partie du corps peut ĂȘtre concernĂ©e.

J’avais demandĂ© un deuxiĂšme rendez-vous pour tenter d’avoir des rĂ©ponses Ă  mes questions sur les suivis et autres risques Ă  surveiller aprĂšs mon deuxiĂšme cancer du sein. La grosse difficultĂ© avec cette mutation c’est qu’elle est trĂšs peu connue et donc cela m’oblige Ă  m’informer, chose que j’aime faire, pour ensuite tenter d’éduquer les spĂ©cialistes que je consulte car, et c’est bien normal, cette mutation leur est inconnue. Et ça c’est beaucoup moins drĂŽle Ă  faire car en plus il y a une absence de consensus dans les lignes directrices des rares expert.es sur le sujet.

Aussi je dois gĂ©rer une absence de communication entre toute mon Ă©quipe car personne ne se parle, sauf pour de trĂšs rares exceptions. Je dois constamment surveiller et pister les diffĂ©rents rapports qui sont sensĂ©s ĂȘtre envoyĂ©s Ă  ma mĂ©decin de famille qui gĂšre du mieux qu’elle peut toute la batterie d’ examens de surveillance. Le tout dans un systĂšme de santĂ© qui s’écroule dans un monde en pleine mutation, pour dire ça joliment, tout en Ă©tant autiste et TDAH, donc en ayant des dĂ©fis de communication, mais ça tout le monde s’en fout le systĂšme mĂ©dical et la sociĂ©tĂ© Ă©tant profondĂ©ment validistes. L’autisme et le TDAH sont aussi obscurs que la mutation pour 90 % de mes spĂ©cialistes, mais au moins l’avantage avec cette mutation c’est qu’iels n’ont pas d’idĂ©es prĂ©conçues erronĂ©es sur le sujet!

Tout ça pour dire que je suis fatiguĂ©e, et ça fait seulement un premier round d’examens de surveillance, le second dĂ©bute aujourd’hui. Avec dans les semaines qui suivent des rendez-vous de suivi pour divers sujets reliĂ©s Ă  cette mutation. Ça n’arrĂȘte jamais!

 
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from Journal d'un libre-penseur chrétien

Les Ă©lĂ©ments de discorde entre catholiques et protestants sont nombreux et l’assomption en est un et pas des moindres. En effet, il ne repose, comme beaucoup de dogmes de l’église catholique sur aucun Ă©lĂ©ment thĂ©ologique solide. Pire, il repose sur des traditions basĂ©es sur des Ă©crits apocryphes.

Marie, la reine de la discorde

Chez les catholiques, Marie est considĂ©rĂ©e comme la mĂšre de Dieu et au fil du temps, elle est devenue, Ă  mon sens, quasi comme une dĂ©esse Ă  l’égal de Dieu, ce qui est trĂšs dĂ©rangeant... d’autant que pour certains protestants, la trinitĂ© pose dĂ©jĂ  un problĂšme! Les catholiques s’en dĂ©fendent mais force est de constater le nombre de fĂȘtes qui lui sont dĂ©diĂ©es est important et il y a quelques annĂ©es, le Pape François en a ajoutĂ©e une le 1er janvier : Marie, mĂšre de l’église
 rien que ça! On ne compte plus les titres reçus par la mĂšre de JĂ©sus


Pour les protestants, point de culte marial. L’idĂ©e mĂȘme du culte marial des catholiques est perçu comme une façon de lui donner plus d’importance que les Ă©critures ne lui en accorde. On rappellera que pour les protestants, seule l’écriture compte et que donc, tout ce qui est Ă©tabli en dehors des Ă©critures canoniques (on pourra relire d’autres billets sur ce sujet).

Et c’est justement pour cette raison que les protestants ne peuvent accepter le dogme de l’immaculĂ©e conception de Marie, qui consiste Ă  croire que Marie a Ă©tĂ© conçue sans pĂ©chĂ©. Rien dans l’écriture (dans le canon du moins) ne permet d’attester une telle chose.

Beaucoup de la thĂ©ologie mariale catholique repose en fait sur une sĂ©rie d’apocryphes non retenus dans le canon mais on remarquera que ceux-ci ont tout de mĂȘme une certaine influence dans la thĂ©ologie et la doctrine catholiques, c’est quand mĂȘme un comble!

Marie reste un modĂšle de piĂ©tĂ© et de foi pour les protestants mais vu que pour les protestants, le chrĂ©tien est seul responsable devant Dieu et peut dialoguer directement avec lui, ils ne voient aucune raison d’adresser des priĂšres Ă  Marie (ou aux saints). Dieu est accessible en direct et JĂ©sus est celui qui nous le fait connaĂźtre.

Personnellement, cette place de Marie m’a toujours posĂ© problĂšme lorsque j’étais encore dans l’église catholique et c’est une des nombreuses raisons (pas la plus importante du reste) qui m’ont donnĂ© envie d’aller voir ailleurs.

L’assomption

Comme nous approchons du quinze aoĂ»t, l’occasion Ă©tait rĂȘvĂ©e pour tordre le cou Ă  ce dogme qui ne repose sur rien et est un Ă©niĂšme sujet de discorde entre catholiques et protestants.

Si cette croyance est ancienne et remonte aux dĂ©buts du christianisme, la proclamation du dogme affirmant que Marie a Ă©tĂ© enlevĂ©e corps et Ăąme au ciel Ă  sa mort ne date que de 1950! Un siĂšcle plus tĂŽt, en 1854, avait Ă©tĂ© proclamĂ© le dogme de l’immaculĂ©e conception.

La fĂȘte du 15 aoĂ»t est ancienne et correspondrait Ă  la consĂ©cration, en 431, de la premiĂšre Ă©glise dĂ©diĂ©e Ă  Marie.

De nombreux Ă©lĂ©ments de la tradition de l’assomption sont issus de plusieurs Ă©crits apocryphes datant du dĂ©but du christianisme et qui se sont transmis avec des variations.

Ainsi, l’église catholique, qui n’est pas Ă  une contradiction prĂšs (mais prĂȘte Ă  tout pour conserver un pouvoir sur le peuple chrĂ©tien) et s’appuie donc sur des textes non reconnus comme fiables pour Ă©tablir un dogme. Rien d’étonnant Ă  ce que les protestants, plus terre-Ă -terre, les libĂ©raux en particulier voient tout cela d’un mauvais Ɠil! Et dire que les catholiques et leur Pape prĂ©tendent ĂȘtre gardien de la foi vĂ©ritable


Pour les catholiques, aller Ă  la messe le 15 aoĂ»t est obligatoire puisque c’est une solennitĂ©.

Certains catholiques voient dans le rĂ©cit d’HĂ©noch et d’Élie qui, tous deux ont Ă©tĂ© enlevĂ© au ciel et ne sont donc pas morts comme tous les humains une indication de l’assomption de Marie
 arguments trĂšs discutables, on en conviendra
 puisque les Ă©vangiles canoniques sont assez discrĂštes quant Ă  Marie.

Le Coran, le livre saint des musulmans, est plus prolixe sur Marie (plus mĂȘme que dans les Ă©vangiles chrĂ©tiennes!) mais lĂ  aussi, beaucoup de ce qui se trouve dans les sourates est largement inspirĂ© d’apocryphes chrĂ©tiens contemporains de l’époque de rĂ©daction du Coran.

Mais pourquoi ce culte marial, qui ne cesse de se dĂ©velopper au cours des siĂšcles? Une raison avancĂ©e est que de nombreuses Ă©glises dĂ©diĂ©es Ă  Marie sont implantĂ©es lĂ  oĂč se trouvaient des temples dĂ©diĂ©s Ă  des dĂ©esses telles Aphrodite, Isis, la dĂ©esse mĂšre, etc
 et que pour ne pas brusquer les paĂŻens, qu’il convenait de convertir Ă  la nouvelle religion d’état, le christianisme, on a tolĂ©rĂ© cette mariĂŽlatrie.

En conclusion

Pour les protestants, ces dogmes ne reposent sur rien et n’ont pas lieu d’ĂȘtre. NĂ©anmoins, ils gardent un regard bienveillant envers la mĂšre de JĂ©sus y voyant un modĂšle de foi et une figure sympathique.

Pour ma part, c’est le souvenir de ma grand-mĂšre maternelle, qui s’appelait Maria, qui aimait beaucoup la fĂȘte du 15 aoĂ»t qui restera l’incarnation de la fĂȘte de l’assomption. A LiĂšge, en Outremeuse, c’est l’occasion de grandes festivitĂ©s et toutes les Marie du quartier sont fleuries ce jour-lĂ . Une fois encore, le paĂŻen se mĂȘle au religieux.

#blog #spiritualité #religion #christianisme #protestantisme #ProtestantismeLiberal

 
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from Les carnets d'EricMSM

Introduction

Il n’est pas toujours nĂ©cessaire que les randonnĂ©es soient longues pour ĂȘtre Ă©prouvantes et source de bonheur Ă  la fois!

Celle-ci en est un exemple, un peu moins de cinq kilomĂštres mais trĂšs sportive avec un dĂ©nivelĂ© cumulĂ© de 300 mĂštres. (Effort-Km = +/– 8 km).

Pour rejoindre le point de dĂ©part, il faudra emprunter le train jusqu’à Bullay, Ă  mi-chemin entre TrĂšves (Trier) et Coblence (Koblenz), d’oĂč l’on pourra prendre un bus jusqu’à Merl (Kirche). Le point de dĂ©part est Ă  proximitĂ© de l’église de la petite bourgade viticole.

Train en gare de Bullay

L’ancienne salle d’attente de la gare a Ă©tĂ© transformĂ©e en une boĂźte Ă  livres gĂ©ante, une belle initiative pour donner une seconde vie aux livres.

La salle d'attente de la gare et arrĂȘts de bus

La balade

Carte du parcours

Descendus du bus, nous nous traversons la route et prenons la route Ă  droite de l’église que nous suivons un moment pour rejoindre le sentier de randonnĂ©e. Cela monte gentiment mais ce n’est que le dĂ©but.

L'église de Merl

On sera prudent sur la route, car il y a quand mĂȘme du trafic (motards notamment).

Une maison avec un jardin un peu kitsch

Une fois que nous sommes sur le sentier, ça va monter, de plus en plus, de plus en plus fort


Indications des destinations des sentiers

Le chat noir de Zell, cĂ©lĂšbre par la lĂ©gende qui lui est associĂ©e est prĂ©sent partout dans la rĂ©gion. Voici sa lĂ©gende : en 1863, trois nĂ©gociants en vins d’Aix-la-Chapelle (Aachen) sont venus Ă  Zell pour y acheter du vin. Ils ne peuvent se dĂ©cider entre trois fĂ»ts. Mori, le chat du propriĂ©taire des lieux s’était glissĂ© dans la cave et sauta sur une des barriques et la dĂ©fendit avec tant de vĂ©hĂ©mence que les nĂ©gociants se dĂ©cidĂšrent pour cette barrique. La lĂ©gende du chat noir de Zell Ă©tait nĂ©.

Revenons à notre balade. Un premier palier nous permet d’avoir une belle vue sur Merl et la Moselle en direction de Bullay.

Vue sur le village de Merl

Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, nous poursuivons la montée qui se fait un peu plus ardue encore.

Sentier de randonnée

Arrivés tout au-dessus, au lieu dit de Lönshöhe, une aire de pic-nic nous accueille avec une vue sympa sur la vallée.

Aire de pic-nic de Lönshöhe

Nous profitons de cette installation pour une pause prolongée et nous rassasier. Le plus dur est passé, enfin, pour ce qui est des montées du moins.

Vue sur la Moselle en direction de Zell

AprĂšs la pause, nous nous remettons en chemin en suivant le sentier Ă  travers le vignoble.

Un abri dans le vignoble.

Le long du chemin, nous avons encore de belles vues sur la sur la vallée et la boucle que le fleuve forme à cet endroit.

Vue sur la Moselle depuis le chemin de randonnée

Et finalement, nous arrivons Ă  la tour du Collis qui surplombe la petite ville de Zell, notre destination finale du jour.

Collis Turm

Sur la photo, ci-dessus, à gauche, nous pouvons voir un poteau indicateur, il indique le sentier que nous allons suivre pour redescendre, un sentier bien particulier comme nous allons bientÎt le découvrir! Avant ça, une photo souvenir avec nos mascottes ne peut manquer à la balade!

Des peluches sur un buisson avec un point de vue sur la Moselle

AprĂšs cette petite pause, nous poursuivons donc notre chemin par le Steilpfad, un sentier trĂšs abrupte et trĂšs escarpĂ© qui tient plus de l’escalade que de la randonnĂ©e. Si l’on est pas sĂ»r ou sujet au vertige, mieux vaut choisir un autre chemin. Sur le Steilpfad, il existe des variantes permettant d’éviter les phases d’escalades. Si le chemin est praticable dans les deux sens, il est plus facile, me semble-t-il, Ă  faire en montĂ©e qu’en descente. Pour les amateurs de sensations fortes et pour ceux qui, comme moi, aiment repousser les limites et vaincre leurs peurs, c’est du pur plaisir qui les attend! C’est parti pour une descente de deux bons kilomĂštres (estimation), les images parlent pour elles-mĂȘme!

Steilpfad - Escalier en forme de barres d'acier.

Le chemin est une alternance d’escaliers schisteux et d’agrĂšs en aciers plantĂ©s dans la roche.

escalier de schiste

Sentier schisteux escarpé

Nous passons mĂȘme une petite chapelle Ă  mĂȘme la roche. Temps pour une petite priĂšre?

Chapelle dans la roche

Une derniĂšre volĂ©e de marches nous amĂšne sur un sentier plus large, nous avons accompli la premiĂšre Ă©tape mais une seconde, encore plus spectaculaire nous attend juste aprĂšs! Quand il n’y en a plus, il y en a encore!

Arrivée de la premiÚre section

A l’entrĂ©e de la section suivante, une belle vue s’offre Ă  nous.

Une belle vue sur Zell avant d'entamer la seconde partie du sentier

Et c’est reparti pour une escalade à reculons encore plus spectaculaire!

Steilpfad

Il s’agit de bien se tenir au filin et de ne pas glisser!

Sentier trÚs étroit

Et finalement, nous voici au bas du sentier. Et dire qu’il y a quelques minutes, nous Ă©tions tout lĂ -haut oĂč l’échelle marque l’entrĂ©e de la seconde partie du Steipfad.

Vue sur le Steilpfad

Entrée du Steilpfad

Et voilĂ , l’aventure est finie! Le reste de la balade sera plus calme et Ă  travers les petites rues de la citĂ© mosellane.

Nous passons Ă  hauteur d’une tour carrĂ©e qui est un vestige des fortifications de la ville et qui servit mĂȘme de prison au dĂ©but de l’ùre moderne.

Tour carrée

BientĂŽt nous arrivons Ă  Zell par une des petites rues.

Rue de Zell

Nous trouverons de nombreux commerces et établissements horeca pour se restaurer et se rafraßchir aprÚs cette balade.

Dans les rues de Zell

Bien sĂ»r, on va trouver aussi de nombreux Ă©tablissements oĂč l’on pourra acheter du vin, cela va sans dire. On pourra encore profiter de la promenade le long de la Moselle ou visiter le petit musĂ©e local situĂ© Ă  l’étage du bĂątiment qui abrite l’office du tourisme situĂ© prĂšs de la fontaine oĂč est reprĂ©sentĂ© le chat noir. Pour reprendre le bus vers Bullay, il faudra se rendre Ă  la Lindenplatz.

Zell

Informations pratiques

  • Le tracĂ© du parcours peut ĂȘtre visualisĂ© et tĂ©lĂ©chargĂ© ici
  • Pour les horaires de transports publics : Deutsche Bahn et VRM (Verkehrsverbund Rhein-Mosel)
  • Pour effectuer cette balade, il faut ĂȘtre Ă©quipĂ© de bonnes chaussures de marche, si l’on opte pour la partie ardue (escalade), il faut ĂȘtre certain de pouvoir le faire, sinon, il existe des alternatives. Ne prenez pas de risques inutiles!
  • A Bullay, on trouvera Ă  proximitĂ© de la gare (10 minutes Ă  pied en direction de Zell) un supermarchĂ©, Ă  Zell, on trouvera cafĂ©s, restaurants, 


#blog #randonnée #RandoSansAuto

 
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from Carnets intimes

Deux lectures inspirantes qui pourraient bien changer votre vie!

Parmi mes derniÚres lectures dans le registre spirituel/philosophique, figurent deux petits ouvrages assez différents mais assez complémentaires.

Le premier s’intitule : les quatre accords toltùques de Miguel Ruiz, le second : Pùleriner d’Éric de Kermel.

J’ai longtemps hĂ©sitĂ© quant au blog oĂč ce billet Ă©tait Ă  sa meilleure place
 tant le contenu a une influence sur mon Ă©tat d’esprit et ma pensĂ©e.

Les quatre accords toltĂšques

VoilĂ  un ouvrage Ă©trange de prime abord entre philosophie, religion et dĂ©veloppement personnel mais qui au fil des pages se transforme en une sorte de guide pour se libĂ©rer des carcans qu’on nous a imposĂ© tout au long de notre vie et qui nous empoisonnent, nous empĂȘchent de vivre pleinement et librement. Il nous invite Ă  vivre dans le paradis terrestre Ă  titre personnel alors que le monde vit en enfer. Comment cela est-il possible? En rompant les uns aprĂšs les autres les accords mortifĂšres qui nous enferment, qui nous rendent malheureux, qu’on accepte parce qu’on a Ă©tĂ© Ă©duquĂ©, domestiquĂ© mĂȘme selon l’auteur, Ă  croire que ce que l’on nous enseignait Ă©tait ce qu’il fallait croire et faire. L’auteur, mexicain et se disant issu de la culture toltĂšque, explique au long des pages les quatre accords avec beaucoup de rĂ©fĂ©rences (parfois erronĂ©es) Ă  la Bible.

Les quatre accords sont :

  • Accord 1 : Que votre parole soit impeccable
  • Accord 2 : Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle
  • Accord 3 : Ne faites pas de suppositions
  • Accord 4 : Faites toujours de votre mieux

Selon l’auteur, la mise en application de ces accords est de nature à provoquer des changements radicaux dans nos existence, au-delà de ce que nous pouvons imaginer.

Ainsi, selon lui, nous aurions Ă©tĂ© domestiquĂ©s, comme nos animaux de compagnie, par nos parents, nos professeurs, la sociĂ©tĂ© en gĂ©nĂ©ral nous enlevant du pouvoir personnel de gĂ©rer sa vie pour le meilleur et nous faisant participer Ă  l’enfer sur terre alors que nous pourrions vivre au paradis. Les premiĂšres pages sont assez obscures et il faut s’accrocher mais les choses deviennent plus concrĂštes une fois que l’on aborde les accords en eux-mĂȘmes.

Il insiste aussi sur le fait qu’il faut une forte volontĂ© pour mettre en application ces accords et que ça ne va pas rĂ©ussir du premier coup, il y aura des chutes mais au fur et Ă  mesure, nous nous relĂšverons d’autant plus facilement que l’on aura dĂ©jĂ  un peu progressĂ© sur ce chemin de sagesse et de libertĂ©.

Il Ă©voque souvent le poison Ă©motionnel qui nous porte fortement prĂ©judice. Il est vrai que des paroles blessantes, dĂ©nigrantes peuvent avoir des consĂ©quences dramatiques sur la vie de quelqu’un.

Imaginez que toute votre vie, on vous a dit que vous Ă©tiez stupide, bon Ă  rien, faible, que sais-je encore? A force de l’entendre, vous finissez par le croire mais un jour, vous rencontrez quelqu’un qui vous dit le contraire, que vous n’ĂȘtes ni stupide, ni bon Ă  rien, et encore moins faible. Cette parole positive a le pouvoir de rompre l’effet du poison Ă©motionnel qui vous maintenait dans un Ă©tat d’esprit nĂ©gatif vis-Ă -vis de vous-mĂȘme et par lĂ  mĂȘme vous faire changer d’opinion sur vous-mĂȘme, vous allez vous sentir mieux
 et Ă  chaque sort que vous rompez, vous regagnez en confiance en vous et vous avancez.

C’est ainsi que l’on arrive au premier accord : Que votre parole soit impeccable. Si l’on a toujours une parole positive, bienveillante nous contribuons à transformer l’enfer en paradis petit à petit.

L’auteur parle souvent du rĂȘve de la planĂšte qui serait surtout composĂ© de peurs et de souffrances et que la misĂšre aime la compagnie, ainsi ceux qui vivent en enfer ne veulent pas ĂȘtre seuls. Selon lui, si la parole Ă©tait toujours impeccable, il n’y aurait pas de conflits, pas de souffrance.

Le second accord met l’accent sur le fait de ne rien prendre personnellement. Beaucoup plus facile à dire qu’à mettre en pratique!

C’est certainement le plus difficile avec le troisiĂšme surtout dans une sociĂ©tĂ© qui juge sans arrĂȘt! Mais si l’on arrive Ă  laisser couler le fiel des autres sur notre carapace, on gagnera en sagesse et en bien-ĂȘtre personnel.

La rĂ©flexion de l’auteur part dans tous les sens pour nous faire prendre conscience de tout ce qui nous entrave, en voici deux exemples :

  • Une chose importante selon l’auteur, il parle mĂȘme de plus grand pĂ©chĂ© qui puisse exister : le rejet de soi-mĂȘme.
  • Il met aussi l’accent sur l’amour et l’amour vĂ©ritable qui, selon lui, consiste Ă  accepter l’autre tel qu’il est sans vouloir le changer. Vouloir changer l’autre signifie qu’on ne l’aime pas vraiment.

Le troisiĂšme accord est encore plus difficile : ne pas faire de suppositions! LĂ  aussi, combien de fois nous posons-nous des questions parce que, par exemple, un ami ne nous a pas rĂ©pondu aussi vite que nous le souhaiterions, ou a rĂ©pondu briĂšvement Ă  notre demande, notre message. Combien de fois, le petit cinĂ©ma se met en route dans notre tĂȘte qui consiste Ă  faire des suppositions non fondĂ©es dans la majoritĂ© des cas


Le dernier accord : toujours faire de notre mieux, est, des quatre, sĂ»rement celui qui est peut-ĂȘtre le plus facile Ă  mettre en oeuvre. Faire de notre mieux, ça signifie ĂȘtre dans l’action parce qu’on a envie et non pas parce qu’on attend une rĂ©compense en retour. La plupart font justement l’inverse, ils agissent en espĂ©rant une rĂ©compense et ne font pas, par consĂ©quent, de leur mieux.

Agir, c’est ĂȘtre vivant, c’est prendre des risques, c’est sortir de sa coquille et exprimer son rĂȘve personnel mais pas pour l’imposer aux autres, chacun a le sien et celui de l’autre vaut tout autant que le nĂŽtre.

RĂ©guliĂšrement, tout au long de l’ouvrage, il est fait rĂ©fĂ©rence Ă  Dieu mais pas dans le sens oĂč les religions le prĂ©sentent, non ici Dieu est la vie en action et pour l’auteur la meilleure façon de de lui dire merci, c’est de vivre l’instant prĂ©sent et de se dĂ©tacher du passĂ©.

S’il est fait souvent rĂ©fĂ©rence Ă  Dieu et au christianisme dans le livre, ce n’est pas un livre qui parle de religion. Il laisse la libertĂ©, si l’on en ressent le besoin, d’adorer des idoles reprĂ©sentant les divinitĂ©s mais pour lui, ce n’est pas lĂ  l’essentiel. Il estime que nos corps sont une manifestation de Dieu et qu’aimer son corps, c’est aussi une façon d’honorer Dieu. Cela peut paraĂźtre bizarre mais combien de grands mystiques Ă  travers les Ăąges ont dĂ©testĂ© leur corps
 l’ont parfois mutilĂ© ou nĂ©gligĂ©, ce corps qui leur est donnĂ© par le Dieu qu’ils disaient adorer
 En fin de compte, ça n’est pas si bizarre que ça que de respecter son corps.

L’auteur insiste beaucoup sur l’amour et le respect de soi-mĂȘme. Cela pourrait mettre mal Ă  l’aise certains lecteurs mais comme je le comprends, c’est une façon de rĂ©pĂ©ter, comme un mantra, que si l’on ne s’aime pas, on ne peut aimer les autres. Il insiste aussi sur le fait de vivre dans le prĂ©sent et de ne pas se soucier du futur et lĂ , je le rejoins car le futur en tant que tel, n’existe pas, demain sera le prĂ©sent qui rĂ©sulte des choix faits aujourd’hui.

Il parle aussi beaucoup de libertĂ© et nous pose la question : qu’est-ce qui nous empĂȘche d’ĂȘtre libre? Ne sommes-nous pas les premiers Ă  nous interdire d’ĂȘtre libre car attachĂ© Ă  des conventions sociales, Ă  des normes, 


En chacun de nous, il y a la victime et le juge et ce sont ces deux ĂȘtres qu’il faut Ă©radiquer d’en-dedans de nous et surtout se libĂ©rer de notre rĂŽle de victime. Si l’on a Ă©tĂ© maltraitĂ© dans notre enfance ou notre adolescence, ce n’est pas en en voulant Ă  ceux qui sont responsables qu’on va aller mieux. Il faut faire cesser cette victimisation et c’est loin d’ĂȘtre aisĂ© mais c’est le prix Ă  payer pour vraiment aller mieux et se libĂ©rer et c’est ainsi que l’on pourra changer nos vieux accords nĂ©fastes contre de nouveaux accords bĂ©nĂ©fiques.

C’est ainsi qu’aprĂšs cette lecture, j’ai rĂ©flĂ©chi Ă  l’intĂ©rĂȘt de parler encore de ce passĂ© dans mes billets. Je ne le changerai pas, certes il m’a aidĂ© Ă  identifier ce qui avait posĂ© problĂšme mais ce passĂ© a aussi eu pour consĂ©quence de faire celui que je suis aujourd’hui. Ce cheminement des accords toltĂšques, je l’avais entamĂ© avant mĂȘme d’avoir lu ce livre et finalement, il est venu confirmer que j’étais sur la bonne voie.

Retour au livre qui aborde aussi la façon de transformer notre rĂȘve personnel indĂ©pendamment du rĂȘve de la planĂšte et selon l’auteur, nul besoin d’attendre la mort pour avoir accĂšs au paradis, on peut, si on le veut, y accĂ©der de notre vivant.

Chez les protestants libĂ©raux, dont je suis, on a tendance d’ailleurs Ă  voir la rĂ©surrection comme un Ă©tat que l’on vit de notre vivant. On ressuscite en quelque sorte lorsqu’on change de vie pour le dire simplement. Faire le choix du pardon, mĂȘme si on ne le dit pas aux personnes concernĂ©es de vive voix (parfois, ça peut aider mais souvent ça ne sert Ă  rien sinon Ă  conforter ces mĂȘmes personnes qu’elles avaient raison) mais le pardon est une condition sine qua non pour ĂȘtre en paix avec soi-mĂȘme.

Comme pour les protestants, les toltĂšques ont un mode de vie oĂč il n’y a ni leader ni disciples. Par contre, j’ai un petit problĂšme avec le fait que chacun aurait sa vĂ©rité  ça reste un peu obscur pour moi (et peut-ĂȘtre que ça rĂ©sonne particuliĂšrement dans notre Ă©poque de post-vĂ©ritĂ© ou de vĂ©ritĂ© alternative).

L’auteur Ă©voque aussi un passage au dĂ©sert, autre allusion au christianisme puisque JĂ©sus y a passĂ© quarante jours et a Ă©tĂ© tentĂ© par les dĂ©mons. La symbolique est la mĂȘme, au dĂ©sert, on est face Ă  soi-mĂȘme et Ă  ses propres dĂ©mons. Les premiers moines vivaient dans le dĂ©sert d’Egypte, ce n’est pas pour rien!

Il parle aussi de l’ange de la mort et mĂȘme de mourir de maniĂšre thĂ©orique. En fait, c’est faire mourir l’homme (ou la femme) ancien qui vit en nous et qui est prisonnier de tout ce poison Ă©motionnel et des ces accords nĂ©fastes.

Voilà, ce que j’ai retenu de cet ouvrage.

En bref : s’aimer soi-mĂȘme, faire la paix avec soi-mĂȘme, pardonner aux autres mĂȘme s’il ne le mĂ©rite pas et vivre dans le prĂ©sent chaque jour qui se prĂ©sente sans plus se soucier du passĂ©, aussi lourd soit-il, pas plus que de tirer des plans sur la comĂšte pour le futur. A chaque jour, suffit sa peine et carpe diem. Si tous les humains voulaient faire cet effort, je suis convaincu que le monde s’en porterait beaucoup mieux
 Toute la haine entre les hommes n’est que le reflet de ce poison Ă©motionnel que l’on s’inocule les uns, les autres.

PĂšleriner

Cet autre petit ouvrage est une sorte de carnet de route d’un pĂšlerin sur le chemin de Saint-Jacques. C’est un texte Ă  la fois Ă©mouvant et inspirant et qui a rĂ©sonnĂ© Ă  plusieurs niveaux chez moi.

D’abord, je suis un grand marcheur devant l’éternel et lorsque je fais de la rando, je laisse souvent mon esprit vagabonder et toutes sortes de sujets me viennent Ă  l’esprit, des plus anodins aux plus sĂ©rieux et graves. Je me surprends souvent Ă  me parler Ă  voix haute. A cĂŽtĂ© de cela, la rando est le aussi le seul moment oĂč je peux faire abstraction de tout le reste, c’est une alternance en fait.

Sur le chemin, qu’il soit de Compostelle ou autre, on retrouve le contact avec la terre, avec le vivant, la nature. C’est exactement ce que nous raconte l’auteur avec ces mots. Il exprime aussi ses doutes, ses espĂ©rances, ses souffrances.

Un chapitre est consacrĂ© Ă  son fils dĂ©cĂ©dĂ© assez jeune, une Ă©preuve terrible pour tout parent. et qui n’a pas manquĂ© de m’interpeller et m’émouvoir encore plus ayant du faire face non pas Ă  la perte d’un enfant mais d’un frĂšre. C’est Ă  peu prĂšs pareil et sa phrase disant que c’est un deuil qui ne finit jamais a Ă©tĂ© non pas un sinistre rappel mais j’ai accueilli cette phrase avec un certain soulagement, je ne suis pas le seul Ă  le vivre et il n’y a finalement rien d’anormal Ă  ce que ce deuil s’éternise
 voire dure toute une vie.

C’est un livre trĂšs poĂ©tique et qui invite Ă  s’engager sur le chemin de Compostelle et qui montre combien la marche est salutaire, thĂ©rapeutique et un moment privilĂ©giĂ© un peu hors du monde pour quelques heures, jours ou mois.

Autre phrase et qui est en Ă©cho avec le livre prĂ©cĂ©dent : on ne peut ĂȘtre en paix avec les autres que si l’on est en paix avec soi-mĂȘme.

Conclusion

Deux livres trĂšs diffĂ©rents et trĂšs semblables Ă  la fois mais qui ont eu pour effet de remettre pas mal de choses en perspective et qui m’ont montrĂ© que le chemin que j’avais dĂ©cidĂ© d’emprunter il y a quelques temps dĂ©jĂ  n’était sans doute pas le plus mauvais.

Il pourra mĂȘme aider Ă  comprendre certains changements assez radicaux de ces derniĂšres semaines et cette aspiration Ă  une libertĂ© retrouvĂ©e du corps et de l’esprit.

Le protestantisme libĂ©ral a Ă©tĂ© et reste ma boussole spirituelle mais elle s’est enrichie des accords toltĂšques et du point de vue d’un pĂšlerin catholique.

#blog #spiritualité #développementPersonnel #choixDeVie #bienEtre #Bienveillance

 
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from Carnets intimes

SexualitĂ© : et si rien n’était jamais dĂ©finitif?

⚠ Avertissement : article Ă©voquant des sujets comme l’homosexualitĂ©, la bisexualitĂ©, la pansexualitĂ©, le questionnement sur l’évolution de la pensĂ©e sur les genres, identitĂ©s et orientations sexuelles et des consĂ©quences des rĂ©flexions personnelles. A lire avec un esprit ouvert.

Pour les hommes de ma gĂ©nĂ©ration, nĂ©s au dĂ©but des annĂ©es 1970, le monde de 2026 est fondamentalement diffĂ©rent de celui dans lequel nous avons grandi. Une enfance et une adolescence sans Internet, sans smartphone
 un monde assez binaire aussi et qui avec le recul semblait plus simple que le nĂŽtre
 mais l’était-il seulement? Il y avait deux blocs : l’occident et le bloc de l’est avec l’URSS, la Chine Ă©tait insignifiante.

Pour ce qui est des orientations sexuelles, c’était presqu’aussi binaire : on Ă©tait hĂ©tĂ©ro ou gay/lesbienne, Ă  la limite bisexuel mais on ne parlait pas de transsexuels, de genre, d’identité  On Ă©tait homme ou femme, point!

Lorsque j’ai dĂ©couvert ma nature, mon attirance pour les hommes, j’ai intĂ©grĂ© ce qu’on appelait alors la communautĂ© HoLeBi (En Flandre et aux Pays-Bas). Toujours des petites cases qu’il faut remplir
 mais Ă©tait-ce bien ça? Est-ce que tout est fixĂ© une fois pour toutes? Si je pose la question, c’est forcĂ©ment que je ne le pense pas!

Je l’ai Ă©crit par ailleurs, j’ai eu mes premiĂšres expĂ©riences vers seize, dix-sept ans et c’était exclusivement avec des hommes. NĂ©anmoins, dans la vingtaine, j’ai eu parfois des doutes et Ă©tait, et je le suis toujours, persuadĂ© que comme nous avons tous une part de fĂ©minitĂ© en nous, nous Ă©tions possiblement tous bisexuels avec un marqueur allant de trĂšs peu Ă  beaucoup. Les premiers endroits que j’ai frĂ©quentĂ© en quĂȘte de plaisir, c’étaient les cinĂ©mas porno et Ă  LiĂšge, il n’y en avait que deux qui ne diffusaient Ă  l’époque que des films hĂ©tĂ©ros. MĂȘme si le film n’était pas ce qui m’intĂ©ressait le plus, je me surprenais Ă  ĂȘtre excitĂ© par certaines scĂšnes
 ce qui me troublait quelque peu
 et me confirmait ce que je pensais par rapport Ă  la bisexualitĂ© notamment.

Lors de mes visites au sauna, des hommes bisexuels, j’en ai croisĂ©s pas mal, certains qui l’assumaient totalement, d’autres pas. Souvent, ils vivaient l’instant avec beaucoup plus d’intensitĂ© que certains homos et pour mon plus grand plaisir. Certains saunas, dans les annĂ©es nonante du siĂšcle dernier, organisaient des soirĂ©es bi. J’y suis allĂ© quelque fois par curiositĂ© mais il y avait finalement peu de mixitĂ© et cela n’a pas duré  Je n’ai pas eu l’occasion de vĂ©rifier Ă  quel point j’étais peut-ĂȘtre bisexuel
 ou pas!

La vie, et ses circonstances font parfois en sorte qu’on choisi un camp ou l’autre, soit par facilitĂ© par rapport Ă  l’acceptation dans la sociĂ©tĂ©, soit parce qu'on occulte une partie de soi et qu’on choisit la dominante. C’était peut-ĂȘtre mon cas, je ne peux le dire avec certitude mais j’ai peut-ĂȘtre fait un choix Ă  un moment donnĂ©, sans doute parce que ça me semblait encore plus compliquĂ© Ă  gĂ©rer si je choisissais une autre voie
 DĂ©jĂ  faire accepter Ă  mes parents que j’étais homo ne s’annonçait pas une mince affaire, alors leur annoncer que j’étais Ă©ventuellement bisexuel me semblait totalement hors de portĂ©e de leur comprĂ©hension! De plus, certains Ă  priori, ancrĂ©s dans la sociĂ©tĂ© et donc chez moi aussi, considĂ©raient les bisexuels comme Ă©tant incapables de choisir
 Bref, j’ai fermĂ© la porte et suis aller voir plus loin sur le chemin de l’homosexualité  mais la question m’a quelque fois rattrapé 

Pendant mon service civil, j’ai collaborĂ© Ă  un colloque international de psychologie et du fait que j’étais dans le staff administratif, j’avais Ă©tĂ© invitĂ© Ă  partager le souper. Pour la facilitĂ©, on avait logĂ© le personnel administratif sur le site du campus de l’universitĂ©. Le campus est au milieu des bois sur les hauteurs de la ville de LiĂšge et ça peut ĂȘtre un peu flippant pour celui qui n’est pas habituĂ© Ă  camper dans la nature. Ainsi, la secrĂ©taire d’un professeur de l’universitĂ© de Maastricht, qui logeait dans la chambre Ă  cĂŽtĂ© de la mienne dans les dortoirs du centre sportif. Au moment d’aller se coucher, elle me fait part d’avoir un peu peur seule dans cette chambre
 une invitation voilĂ©e? Je ne sais mais l’idĂ©e m’a traversĂ© l’esprit et lĂ , pour la premiĂšre fois, j’étais partagĂ© entre deux sentiments
 soit, elle avait vraiment peur et voulait juste un peu de compagnie pour se rassurer ou bien avait-elle envie d’autre chose? Une part de moi, me disait d'y aller et de l’accompagner dans sa chambre et on verrait bien, l’autre me disait, non, tu es homo, tu vas te rendre ridicule
 Un dilemme d’autant que c’était plutĂŽt une belle jeune femme
 Vous devinez la suite, je n’ai pas osĂ© et j’ai murmurĂ© une excuse en disant que j’étais fatigué  Je n’ai pas bien dormi cette nuit-lĂ , l’esprit traversĂ© par diverses pensĂ©es. Le lendemain, elle ne semblait pas m’avoir tenu rigueur de mon refus poli ce qui m’a confortĂ© dans l’idĂ©e que j’avais fait le bon choix.

J’ai poursuivi mes expĂ©riences et bientĂŽt, j’avais ma premiĂšre longue relation mais la bisexualitĂ© ne quittait pas mon environnement. Mon premier mec se disait homo mais il lui Ă©tait arrivĂ© d’aller voir de l’autre cĂŽtĂ©. Mes autres longues histoires, trois au total sur prĂšs de trente ans ont Ă©tĂ© exemptes de cet aspect mais entre les relations, je ne compte plus les hommes bisexuels que j’ai rencontrĂ©s! Et comme toujours, certains l’assumant, d’autres pas mais ce n’était pas le plus important finalement. NĂ©anmoins, ça me questionnait par moments et il m’arrivait d’en discuter avec certains comme ce gentil italo-luxembourgeois qui venait me voir de temps Ă  autre du temps oĂč j’habitais Arlon, qui se disait hĂ©tĂ©ro ayant parfois des aventures avec des hommes. J’avais un peu de mal Ă  comprendre mais aprĂšs tout, c’était son problĂšme et pas le mien.

Le temps a passĂ©, et ces derniĂšres annĂ©es, les droits des personnes transsexuelles ont Ă©tĂ© plus Ă  la une de l’actualitĂ© et leur visibilitĂ© s’est fortement accrue, et c’est trĂšs bien comme cela, sur l’Internet et dans la sphĂšre publique. J’y ai Ă©tĂ© confrontĂ© moi-mĂȘme lorsqu’un collĂšgue et ami, annonçait qu’il allait changer de sexe. Ce fĂ»t un drĂŽle de moment car j’étais loin de m’imaginer la situation, il n’avait jamais rien Ă©voquĂ©, c’était si soudain. Il a Ă©tĂ© Ă©videmment l’objet de moqueries et de mĂ©chancetĂ© non seulement de collĂšgues mais aussi de la sociĂ©tĂ© en gĂ©nĂ©ral
 Il a fait une transition totale et semblait heureuse! Et j’étais heureux pour elle, vraiment mĂȘme si personnellement, je me suis toujours senti bien dans mon corps masculin. Pour moi, ça a Ă©tĂ© une expĂ©rience nouvelle de vivre de prĂšs une telle transition. Je ne m’étais jamais intĂ©ressĂ© Ă  la question de la transsexualitĂ© tant ça me semblait loin de mes prĂ©occupations et cela aura donc contribuĂ© Ă  m’ouvrir encore un peu plus l’esprit! Pour l’anecdote, en Belgique, nous avons mĂȘme eu une ministre transsexuelle ce qui montre parfaitement l’évolution de la sociĂ©tĂ© malgrĂ© tout!

Je ne suis pas un grand consommateur de contenus pornographiques mais comme tout le monde, j’en regarde parfois et il m’est arrivĂ© de voir des contenus transsexuels ou bisexuels et je n’ai, ni Ă©tĂ© dĂ©goĂ»tĂ© par ce que je voyais (pourquoi le serais-je d’ailleurs?) ni choquĂ© que cela puisse mĂȘme me plaire. A vingt ans, je pensais qu’on Ă©tait tous un peu bisexuel, Ă  cinquante-six ans, je me pose la question : ne sommes-nous pas, peut-ĂȘtre, tous un peu pansexuels ou omnisexuels? Ces termes sont pour moi encore assez obscurs, nouveaux et peut-ĂȘtre que je me trompe complĂštement mais d’avoir vu des sexualitĂ©s diffĂ©rentes aura au moins provoquĂ© une remise en question, une dĂ©construction de certains schĂ©mas bien ancrĂ©s et ouvert l’esprit, Ă  coup sĂ»r!

Je ne dis pas que je passerai Ă  l’acte demain ni mĂȘme aprĂšs-demain mais je suis encore plus convaincu que jamais que rien n’est fixĂ© dĂ©finitivement et qu’il reste de la marge de progression dans la comprĂ©hension de l’autre et de dĂ©couverte de l’autre ainsi qu’un vaste terrain d’expĂ©rience Ă  qui sait garder son esprit ouvert.

Certains penseront, et ils ont peut-ĂȘtre raison, que je me pose trop de questions ou que je me trompe complĂštement mais les nier seraient une façon de nier l’existence des autres et ça ne correspond pas Ă  mon esprit libre!

De plus, de plus en plus, je me rends compte que j’ai une tendance au poly-amour
 et comme pour bien d’autres choses, on a tendance Ă  vouloir faire taire ces interrogations, ces constatations car elles vont Ă  l’encontre de la bien-pensance. Mais je pense que je suis dans un processus de dĂ©construction totale de toute une sĂ©rie de certitudes, d’accords anciens avec lesquels je ne suis plus en phase et assume enfin un certain esprit de libertĂ© avec moi-mĂȘme et avec les autres.

J’ai grandi dans un monde HoLeBi et je vis aujourd’hui dans un monde LGBTQIA+ et c’est trĂšs bien ainsi! Ne jamais arrĂȘter de se questionner et de questionner le monde pour ne jamais arrĂȘter d’évoluer! Telle pourrait ĂȘtre la conclusion.

#sexualité #pansexualité #bisexualité #homosexualité #ominsexualité #questionnement #déconstruction #blog

 
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from Les carnets d'EricMSM

Introduction

Les balades Totemus, ce sont des balades ludiques que l’on fait Ă  l’aide d’une application pour tĂ©lĂ©phone et qui permettent de dĂ©couvrir, tantĂŽt une ville, tantĂŽt des lieux plus nature. Cela se passe comme une chasse au trĂ©sor et pour ceux qui ont connu, on se sent un peu comme Philippe Dedieuleveult, le journaliste-aventurier disparu bien trop tĂŽt de l’émission la chasse au trĂ©sor ou encore pour les belges, comme Bernard PerpĂšte, lui aussi disparu trop tĂŽt, qui sillonnait la Wallonie dans le cadre du cĂ©lĂšbre jeu tĂ©lĂ©visĂ© de la RTBF, Double 7. VoilĂ  pour l’esprit, des Ă©nigmes Ă  rĂ©soudre, un sens de l’orientation mis Ă  l’épreuve et des codes QR Ă  scanner. C’est une activitĂ© familiale par excellence mais elle peut se faire seule aussi. Et mĂȘme si l’on croit connaĂźtre les lieux, on en apprend toujours!

Pour cette neuviĂšme chasse, j’étais Ă  Carlsbourg, un village ardennais aux confins de la Province du Luxembourg en allant vers Namur. Carlsbourg est connu en Belgique pour le beurre qui porte son nom. En route donc pour une balade nature Ă  la dĂ©couverte du passĂ© laitier de la commune!

AccĂšs

La balade dĂ©marre dans le centre du village. Si vous venez en train, l’arrĂȘt se trouve Ă  1,5 kilomĂštres du point de dĂ©part. L’arrĂȘt est desservi chaque heure en semaine, toutes les deux heures le weekend, par la relation L Namur – Dinant – Bertrix – Libramont.

On peut aussi atteindre Carlsbourg avec la ligne de bus 66 venant de Bertrix mais il n’y a que quelques bus par jour.

Train en gare de Carlsbourg

La balade

Nous démarrons donc de la gare pour nous rendre vers le centre de la localité en empruntant la route principale (en partant du quai vers Namur). Le point de départ est situé Grand-Rue à hauteur de la salle Notre maison.

Salle Notre maison, point de départ de la chasse Totemus

Si vous ĂȘtes prĂȘt, allons-y! Notre premiĂšre Ă©nigme nous attend dĂ©jĂ  non loin de lĂ !

L'auteur

Nous nous arrĂȘtons devant un bĂątiment, le premier tĂ©moin du passĂ© laitier de la commune.

BĂątiment oĂč l'on mettait le lait en cruches.

AprĂšs avoir rĂ©solu la premiĂšre Ă©nigme, nous poursuivons notre chemin en suivant les instructions donnĂ©es par l’application et arrivons sur une place oĂč se trouvent les plus vieilles maisons de la localitĂ©.

Place du village

Nous continuons Ă  suivre la rue vers la gauche et dĂ©couvrons un ancien chĂąteau d’eau assez typique des rĂ©gions rurales.

Ancien chĂąteau d'eau

Peu aprĂšs le chĂąteau d’eau nous prenons Ă  droite pour emprunter une allĂ©e arborĂ©e qui nous amĂšne en face du chĂąteau de Carlsbourg, qui abrite aujourd’hui l’Institut Saint-Joseph.

Le chĂąteau est une ancienne propriĂ©tĂ© des ducs de Bouillon, les Latour d’Auvergne. AprĂšs la rĂ©volution française, il a appartenu au colonel Grandjean, oncle de Paul Verlaine. Jeune, le futur poĂšte y a d’ailleurs sĂ©journĂ©. Le chĂąteau a Ă©tĂ© le lieu de rĂ©sidence de familles cĂ©lĂšbres comme les MĂ©rode, les Rougrave, les Lamock et les d’Elbecq avant qu’il n’échoit au Latour d’Auvergne. Un bĂątiment chargĂ© d’histoire!

Le chĂąteau de Carlsbourg, aujourd'hui institut Saint-Joseph

Nous nous engageons Ă  droite sur la route que nous avons empruntĂ©e en venant de la gare, et passons devant une aire de repos qui Ă©tait autrefois, un abreuvoir pour les vaches, nombreuses ici du fait de l’activitĂ© laitiĂšre.

Ancien abreuvoir

AprĂšs une petite pause, nous continuons Ă  suivre la route, et bientĂŽt, l’application nous invite Ă  prendre une rue qui monte assez bien. Au sommet, nous avons une belle vue sur la rĂ©gion et arrivons Ă  un second chĂąteau d’eau.

Paysage ardennais

ChĂąteau d'eau

Notre chemin va nous emmener un peu hors de la localité en reprenant la grand-rue. Nous passons devant une croix, élément typique des régions rurales.

Croix de Merny

Nous continuons Ă  suivre la route avant de bifurquer et de prendre un chemin rural et champĂȘtre


Chemin champĂȘtre

Petit Ă  petit, les bruits de la route s’estompent et nous nous retrouvons pendant un moment accompagnĂ©s uniquement du chant des oiseaux.

Nous traversons, Ă  l’issue du chemin, la rue des Socquettes pour nous diriger vers le bois du Defoi non sans admirer la vue champĂȘtre sur Carlsbourg.

Vue sur Carlsbourg

Chemin le long du bois

AprÚs la traversée du bois et avoir vu, de loin, un liÚvre, nous revenons sur une petite route qui va nous ramener à Carlsbourg.

Route à l'entrée de Carlsbourg.

Une fois dans le village, d’autres Ă©nigmes nous attendent encore ainsi que des histoires de rĂ©sistants de guerre qui ont payĂ© de leur vie pour notre libertĂ©. Un moment Ă©mouvant.

Carlsbourg est une commune rurale et les fermes encore nombreuses. Certaines sont dĂ©corĂ©es et fleuries comme celle-ci Ă  l’entrĂ©e du village.

Une ferme dont le parterre est décoré d'une vache en bois et joliment fleuri

La balade nous emmĂšne devant l’ancienne laiterie de Carlsbourg, lĂ  oĂč a commencĂ© l’aventure du beurre dont la marque est le nom de la localitĂ©. Aujourd’hui, ce sont des logements qui y ont pris place.

Ancienne laiterie

La production se fait, de nos jours, Ă  Recogne, entre Bertrix et Libramont Ă  une vingtaine de kilomĂštres de lĂ .

Doucement, nous revenons vers le centre de la localité et le point de départ de notre balade.

Une derniĂšre Ă©nigme est Ă  rĂ©soudre devant le monument aux morts des guerres. Chaque village d’Ardenne en possĂšde un


Monument aux morts des guerres avec une statue du Christ

La balade se termine de l’autre cĂŽtĂ© sur la place oĂč se trouve une belle ferme du XIXe siĂšcle et oĂč quelques bancs permettent de se poser un instant.

Place avec une ferme

De nos jours, de nombreuses fermes sont transformĂ©es en gĂźte rural, des lieux de vacances authentiques au cƓur de l’Ardenne et dans toute la Wallonie pour des sĂ©jours reposants


Porche de la ferme/gĂźte

Mission accomplie et totem trouvĂ©! Quelques rencontres sympathique avec des personnes de la localitĂ© ont Ă©galement agrĂ©mentĂ© la balade. Il ne reste plus qu’à attendre le bus pour retourner sur Bertrix. Assis Ă  l’ombre, sur un banc face Ă  l’église du village, il me reste du temps pour manger ma tartine et renseigner des scouts peu prĂ©voyants sur l’endroit oĂč ils pourront trouver de quoi se ravitailler


Une jolie balade, pas trop longue et pas trop ardue dans une rĂ©gion rurale oĂč beurre et enseignement des techniques agricoles font partie du paysage depuis plus de cent ans!

Le tracé de la balade et autres infos utiles

Le tracé de la balade

  • Pour les horaires de train et de bus, on consultera les sites officiels de la SNCB et du TEC.
  • Site de coopĂ©rative avec un historique
  • Site officiel de l’application
  • Le tracĂ© de la balade est disponible au tĂ©lĂ©chargement ici
  • Attention! Il n’y a qu’une petite superette dans le village (fermĂ©e le jour oĂč j’ai fait la balade), il vaut mieux prĂ©voir des vivres et des boissons en suffisance.

#randonnée #randoSansAuto #blog #nature #VisitWallonia

 
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from Les carnets d'EricMSM

21 kilomÚtres de bonheur le long et sur les hauteurs de la vallée de la Semois

Nous Ă©tions, dĂ©but juillet 2026, dans la seconde vague de chaleur de l’étĂ©, moins intense que la prĂ©cĂ©dente; nĂ©anmoins, je n’avais pas l’intention de m’interdire de randonner! La solution : partir le plus tĂŽt possible et profiter de la relative fraĂźcheur des heures matinales pour faire le gros de la randonnĂ©e.

A la base, je comptais faire seulement 12 kilomĂštres mais quelques dĂ©tours pour voir de jolis points de vue ou profiter d’un peu de fraĂźcheur au bord de l’eau et la promesse de pouvoir me ravitailler Ă  l’issue de la randonnĂ©e, ce sont donc 21 kilomĂštres qui ont Ă©tĂ© parcourus avec le point d’orgue : la nouvelle passerelle himalayenne qui surplombe par 30 mĂštres la Semois et permet de relier les forĂȘts de Sainte-CĂ©cile et de Florenville.

Alors, si vous ĂȘtes prĂȘts, chaussez vos chaussures de marche, saisissez votre bĂąton et let’s go! L’aventure nous attend au coin de la rue, enfin au coin du mĂ©andre!

Ombre d'un marcheur

Le point de départ de la randonnée est la gare de Florenville. Située sur la ligne reliant Libramont à Arlon en passant par Bertrix, Virton et Athus, elle est desservie chaque heure en semaine et toutes les deux heures le weekend et les jours fériés.

Train quittant la gare

Nous quittons la gare et prenons la route qui longe les voies en direction de Bertrix de façon Ă  rejoindre la route principale et que nous longeons pour quelques centaines de mĂštres vers la droite, pas beaucoup de trafic ce dimanche matin mais prudence quand mĂȘme! Il est l’heure de dĂ©jeuner avant d’entamer les choses sĂ©rieuses! Et voilĂ  que l’endroit idĂ©al apparaĂźt sous la forme d’un banc pas loin de l’eau, un peu plus loin, on trouvera mĂȘme une vraie aire de pic-nic. Avant de poser mon sac Ă  dos, une photo dĂ©jĂ  faite des dizaines de fois mais toujours diffĂ©rente! La Semois au pont de Lacuisine.

La Semois

Peut-on rĂȘver d’une vue plus belle en prenant notre petit-dĂ©jeuner?

La Semois

AprĂšs avoir pris des forces, nous nous remettons en route et traversons le village de Lacuisine.

Eglise de Lacuisine

Nous quittons le village par un chemin creux à travers les campagnes pour rejoindre la petite route qui va vers Martué et vers notre premier détour. Nous passons le passage à niveau et suivons le fléchage indiquant La roche aux corbeaux, notre premier point de vue sur la Semois de la journée.

La roche aux corbeaux

AprĂšs ce petit dĂ©tour, nous repassons le passage Ă  niveau et reprenons le chemin de l’étang des Épioux par des chemins de plus en plus Ă©troits et enfoncĂ©s dans la forĂȘt, un moment de pur bonheur et de silence total!

Chemin en forĂȘt

AprĂšs quelques kilomĂštres, nous arrivons en vue des Épioux et de son Ă©tang. Lors de ma derniĂšre visite, au printemps dernier, il y avait une plateforme en construction qui s’est transformĂ©e en poste d’observation de la faune avicole qui ne manque certainement pas Ă  certains moments de l’annĂ©e; voir, sans ĂȘtre vu et s’émerveiller!

Le poste d'observation des oiseaux

Pas d’oiseaux en vue ce matin, il faudra revenir Ă  l’automne ou au printemps lorsque les migrateurs feront halte! Petite pause au bord de l’étang en profitant encore d’une certaine fraĂźcheur.

L'étang des Epioux

Le chĂąteau des Épioux appartient au CPAS (centre public d’aide sociale) de Mons mais est malheureusement Ă  l’abandon, il servait Ă  accueillir des enfants pour des vacances au vert
 Il y avait un arrĂȘt de chemin de fer de l’autre cĂŽtĂ© du pont d’oĂč est prise la photo. ArrĂȘt abandonnĂ© en 1984 par manque de frĂ©quentation
 ce qui n’a rien d’étonnant, pas une habitation Ă  la ronde mais dommage quand mĂȘme car pour les randonneurs, ça pourrait ĂȘtre une bonne alternative Ă  la voiture


Le chĂąteau des Epioux

Nous reprenons notre chemin, et peu aprĂšs le pont, nous bifurquons Ă  gauche pour nous enfoncer en forĂȘt et suivons le chemin qui va nous mener Ă  la passerelle inaugurĂ©e au dĂ©but de l’étĂ© 2026 mais avant ça, un second dĂ©tour nous emmĂšne au point de vue de la roche au chat. Mieux vaut ne pas souffrir de vertige mais la vue est Ă©poustouflante, on se sent un instant seul au monde! Dans quelques heures, nous serons au bord de la Semois, exactement Ă  l’opposĂ© d’oĂč est prise la photo!

Point de vue de la roche au chat

AprĂšs ce petit dĂ©tour, nous rejoignons le chemin principal et bientĂŽt apparaissent des panneaux indiquant passerelle, il s’agit de la nouvelle passerelle himalayenne qui permet de traverser la Semois par trente mĂštres de hauteur! Le chemin s’incline de plus en plus et voici qu’elle apparaĂźt! Plus nous nous rapprochons, plus nous voyons le cĂŽtĂ© spectaculaire de cette nouvelle attraction dans nos belles rĂ©gions!

Passerelle himalayenne

C’est parti pour 180 mĂštres de traversĂ©e et une bonne poussĂ©e d’adrĂ©naline! La passerelle tangue pas mal Ă  chaque fois que quelqu’un approche mais rien de bien mĂ©chant! On a un peu l’impression d’ĂȘtre sur un bateau voguant sur une mer un peu agitĂ©e. Il ne faut pas hĂ©siter Ă  prendre son temps pour admirer le paysage!

Sur la passerelle

Le grillage au sol, un peu problĂ©matique pour qui viendrait avec son chien par exemple, permet de voir au travers, c’est le but en fait
 un inconvĂ©nient de l’avantage


Une fois la traversĂ©e effectuĂ©e, nous prenons directement Ă  gauche et redescendons dans la vallĂ©e. Au bas du chemin, si vous souhaitez rejoindre Sainte-CĂ©cile, c’est Ă  droite, si vous souhaitez aller Ă  Herbeumont, c’est Ă  gauche! Et nous prenons donc Ă  gauche pour maintenant longer la Semois
 ce qui nous permet cette vue d’en bas vers la passerelle.

La passerelle vue d'en bas

Midi approche et un coup d’Ɠil sur l’application de cartographie pour repĂ©rer oĂč se trouvent les prochaines possibilitĂ©s et, chance, Ă  moins d’un kilomĂštre, il y a une aire de pic-nic en bord de Semois.

La Semois

Aprùs avoir repris quelques forces, nous revoilà sur le chemin le long de la Semois avec un nombre presqu’infini de vues magnifiques sur la riviùre, c’est parti pour quelques kilomùtres.

La Semois

La chaleur commence à se faire sentir mais heureusement, il y a quelques zones d’ombre et la riviùre, donne, tant que faire se peut, un peu de fraücheur.

La Semois

La Semois

A l’approche d’Herbeumont, le chemin quitte les bords de la Semois pour entamer une montĂ©e assez sĂ©vĂšre


Chemin étroit dans les bois

Une petite grotte mariale érigée par les bénédictins du prieuré de Conques, tout prÚs de là, et son banc, nous offrira un petit répit dans la montée. La chaleur et la fatigue commencent à se faire sentir
 Courage! Plus que deux bons kilomÚtres!

Montée dans les bois (vue à l'envers)

A l’issue de la montĂ©e, nous rejoignons une route principale. Il n’y a pas beaucoup de trafic mais les courbes peuvent s’avĂ©rer dangereuses, on tiendra donc bien sa gauche! On pourra assez vite et pour ceux qui ont encore de l’énergie, prendre un chemin alternatif qui allongera la balade de quelques kilomĂštres encore. En suivant la route, nous passons devant le prieurĂ© de Conques et une derniĂšre montĂ©e ardue nous attend pour rejoindre le sommet et l’ancien viaduc ferroviaire d’Herbeumont au-dessus de la Semois. Sur cette photo, prise en juillet 2023 lors d’une autre randonnĂ©e, on peut voir l’impressionnant ouvrage d’art!

Le viaduc ferroviaire d'Herbeumont

Nous voici sur le viaduc et en plein soleil! La chaleur est sensible maintenant!

Sur le viaduc d'Herbeumont

Une fois le pont franchi, nous revoici à l’ombre pour un petit moment avant d’arriver à Herbeumont.

L'arrivée à Herbeumont.

Si c’est la premiĂšre fois que vous ĂȘtes Ă  Herbeumont, vous ne manquerez pas d’aller visiter les ruines du chĂąteau Ă  quelques centaines de mĂštres du lieu d’oĂč a Ă©tĂ© prise la photo ci-dessus.

ChĂąteau d'Herbeumont (ruines)

Ensuite, encore quelques centaines de mĂštres et nous voici au centre d’Herbeumont oĂč l’on trouvera de quoi se rafraĂźchir avec une bonne glace ou une bonne biĂšre. Il y a une supĂ©rette mais au moment oĂč je suis passĂ©, elle Ă©tait fermĂ©e pour travaux. Sur la place, Ă  cĂŽtĂ© de l’office du tourisme, on pourra nĂ©anmoins se dĂ©panner au cafĂ© l’imprĂ©vu.

AprĂšs un bon rafraĂźchissement sous la forme d’une biĂšre sans alcool, il ne reste plus qu’à se rendre Ă  l’arrĂȘt de bus et Ă  rejoindre la gare de Bertix d’oĂč l’on pourra repartir vers Florenville ou vers Libramont et Namur. En Ă©tĂ©, durant les vacances scolaires en Wallonie, vous pouvez aussi retourner Ă  Florenville par la ligne Évasion (EV1) exploitĂ©e par le TEC qui relie Bouillon Ă  Orval en passant par la vallĂ©e de la Semois).

Herbeumont

VoilĂ , j’espĂšre que ce rĂ©cit vous aura donnĂ© envie de venir explorer la Gaume et la vallĂ©e de la Semois.

L’itinĂ©raire parcouru peut ĂȘtre tĂ©lĂ©chargĂ© ici

La carte de l'itinéraire

Informations utiles et liens

  • Comme pour chaque randonnĂ©e, les conseils d’usage : bonne chaussures de marche, des vivres et de la boisson en suffisance, protection solaire et contre les tiques, un bĂąton de marche et de l’enthousiasme!
  • Horaires de trains : https://www.belgiantrain.be
  • Horaires des bus : https://www.letec.be
  • Office du tourisme d’Herbeumont :

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